Angels vs Demons


 
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 Promenade un jour presque comme les autres.

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Laeticia

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MessageSujet: Promenade un jour presque comme les autres.   Sam 18 Avr - 12:39:16

"- Oui mais ne rentre pas trop tard Lea !
- Oui oui... J'essaierais..."


Je referme la porte derrière moi et descend les escaliers qui mènent au trottoir. Je voulais prendre l'air après une nuit comme celle là. Et franchement "Lea" comme surnom c'est pas super surtout quand on s'appelle Laeticia. Le A est avant le E...
Je regarde les nuages qui glisse sur le ciel bleu, une belle journée. Quand on sait que l'on va bientôt mourir, on prend chaque respiration comme une nouvelle naissance. Mon sac en bandoulière sur l'épaule, je tiens quelques livres dans les bras croisé devant moi. Mes grands parents ne comprennent pas ce que je ressent... D'un autre côté je ne vais par leur dire :" Youhou ! je fais des rêves prémonitoires et je vais bientôt mourir vu que j'ai rêver qu'une sorte de gangster tout en noir me coller une balle entre les deux yeux." Là c'est sure, je devrais être toute seule pour régler ça, et parler avec le moins de monde possible en cours. C'était pas une affaire difficile en fait. Je suis un peu anti social, en tout cas c'est ce qu'on me dit souvent. Je suis souvent planter dans des livres ou alors je regarde le ciel pendant pas mal de temps. Les filles de ma classe qui sont plus âgées que moi, car j'ai passé une classe, me regardent de haut pour la plupart. Plusieurs d'elles ont essayé de me parler, ça n'as pas duré longtemps. Ce n'est pas que j'ai un caractère de chien ou autre chose mais je suis juste ... absente.
Jusqu'à ce que je rencontre ce que j'appelle vraiment une amie. Elle s'appelle Gaëlle. Je parle souvent avec elle, je peux tout lui dire, sauf... ça. Je vais devoir garder le secret entre moi et moi, et trouvé une solution pour éviter ma propre mort. Facile à dire ... Ma mère me parler souvent de destin inévitable. Moi je dit qu'on peut changer son étoile... De toute façon il vaut mieux essayer tout ce qui est possible. Je continue mon chemin en marchant la tête baisser pour ne pas croiser le regard des gens alentours. Mes cheveux suffisent amplement pour cacher mes yeux. Je m'en vais au parc pour lire. Et après j'irais peut être au cinéma. Il faut juste que j'aille d'abord a l'arrêt de bus.
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Osanna

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MessageSujet: Re: Promenade un jour presque comme les autres.   Lun 20 Avr - 18:03:08

Je tremble encore... Cela fait pourtant quelques jours maintenant. Je devrais me sentir libre, ne plus avoir peur...et pourtant, je ne peux pas calmer ses tremblements. Je ne peux pas arrêter l'expression de cette peur qui m'emprisonne. Je suis et reste terrorisée par ce qui s'est passé. Par ces deux années de tortures. Par...par ces-moments affreux.
Le Paradis me rejette. Puis-je vraiment les mettre en cause ? Je les comprends. Je suis un danger potentiel. Je suis restée tellement de temps dans leur geole à être maltraitée, il se pourrait que je les aie trahi ou que je les trahisse... Cependant c'est faux ! Mais il ne sert à rien de clamer mon inocence. Qui me croirait ? Alors qu'on voit encore sur mon corps les séquelles de ces deux années abobinables. Mes plaies deviendront un jour des cicatrices, certaines le sont déjà, et certaines de mes cicatrices partirons, c'est certain. Je ne sais pas par quel bonheur mais mon visage a été plus ou moins épargné. C'est peut être parce que les démons ne résistent pas à un visage angélique ? Je ne sais pas...

Exclue du Paradis, je suis à moitié déserteuse à moitié exilée. Je suis condamnée à vivre sous forme humaine, je suis condamnée à être frêle le temps qu'on m'accepte de nouveau. Quand je pourrai à nouveau jouir du plaisir d'être au Paradis, je leur pardonnerai ce rejet.

Et puis j'ai toujours été spéciale. Le fait que j'interdisse tout contact avec mon corps ne me faisait pas vraiment aimé. Mais s'ils avaient su ce que signifiait me toucher ! Cela égalait souffrir, se sentir partir et peut être ... mourir ! Je ne peux pas entrer en contact avec la peau d'autrui. Cela est dangereux. Enfin, sous ma forme rétractée je limiterai les dégâts mais je dois quand même prendre garde, parfois les rues sont bondées.

Où pourrais-je aller ? Je suis sur cette terre depuis moins de dix minutes et je suis toujours tétanisée. Merde pourquoi suis-je si effrayée ? J'ai l'impression de me noyer. La peur me lie et m'empèche d'hurler et d'agir. Mes muscles restent contractées, j'ai même mal. L'air qui s'engouffre dans mes narines ne me rassure pas vraiment. Je ne suis plus un ange comme les autres et encore moins une humaine ! Alors ce monde me fait mal. cette liberté est peut être trop belle pour que je puisse l'acceptée ? Mais je n'ai nulle part où aller d'autre.
Dois-je errer sans but ? Vagabonder sur cette terre jusqu'à ce qu'on me délivre enfin ? L'accès au Paradis ne serait qu'une petite victoire, les regards haineux resteraient les mêmes. Il faudra du temps.
Il fait un petit soleil aujourd'hui, la vie humaine est si apaisante. En dehors de tout stress. Savent-ils ce que s'est d'être poursuivie par des démons ou d'avoir des missions irréalisables ? comme sauver telle ou telle personne d'une mort certaine. Ce job est sans répis. Et être sur terre pour mon plaisir (enfin plus ou moins) m'angoisse un peu, j'avoue.
Je vais simplement déambuler dans les rues, le temps que ces fichus tremblements cesse. Pourquoi cette terreur ne me quitte pas ?
Je reste trop concentrée, trop prise par mes pensées pour vraiment m'intéresser aux autres. De totue façon il n'y a pas des masses de gens à cette heure ci dans les rues, je ne risque pas grand chose (voilà une bonne explication à fournir à cette voix qui me dit de prendre garde).
Ma robe mauve légère n'était pas une très bonne idée, cela laisse beaucoup de peau touchable. Dès que je trouve un magasin j'achèterai de quoi couvrir cette peau si dangereux et voleuse d'énergie vitale. D'un autre côté, il faudrait un baisé langoureux pour tuer un humain (ou un contact prolongé). Alors ne craignons pas trop...
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Laeticia

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MessageSujet: Re: Promenade un jour presque comme les autres.   Mar 21 Avr - 19:34:18

Voila l'arrêt de bus. Quelques personnes attendent, les uns assis les autres appuyé contre les vitres qui ne sont pas cassées. D'ailleurs ça a du se passer cette nuit, encore des ados qui n'ont rien d'autre a faire. Peut être était ce ça ce que mon rêve voulait dire ? Nan... Ce serait trop beau. Il va encore falloir attendre au moins dix minutes. Une voiture passe rapidement prés de l'arrêt. Quand j'y pense, pourquoi mourrais je avant tout le monde ? Ce n'est pas juste ! Je n'ai rien fait de mal alors que plein de monde qui mériterai la mort n'ont rien. Comme des gens qui ont eux même tués les autres ! La vie serais aussi injuste que ça ? Dans ce cas autant mourir... Je tourne en rond dans mes pensées. Comment est la mort... Ma mère m'en parler aussi. Elle me parlais de tant de choses. Elle disait qu'après la mort on devenait sois un ange, sois un demon, sois une âme (ce qu'elle voyait apparemment...) ou rien du tout. cela dépendait de ce que l'on faisait. Elle m'avais dit que je ne serais pas une créature dangereuse. Mais bon... disait elle au moins la vérité ? et aurais hérité d'une partie de son "pouvoir".

Je regarde les gens autour de moi et regarde qu'un homme est habillé tout en noir. Soudain je me rappelle mon rêve. Est ce lui qui va me tuer ?! Non... La semaine depuis la prémonition n'est toujours pas passé. Je deviens paranoïaque. Il ne faudrait pas que je devienne folle juste avant ma mort... Si je meurs d'ailleurs... Il faut que je garde mon sang froid et que je ne panique pas pour un rien. Je tourne ma tête d'un côté et vois une femme arrivé. Elle est habillée d'une robe violette mais cette dernière laisse beaucoup sa peau apparaître. Au fur et a mesure qu'elle se rapproche je remarque qu'elle a divers coups et qu'elle marche d'un pas incertain. Mes pensées reprenne le dessus. Si dans le rêve j'étais a la place d'une personne ? Et que cette personne était cette femme ? Bon dans tous les cas il ne faut pas m'affoler et je devrais plutot aller aider cette jeune femme.

Je m'avance vers elle :

"- Euh... Madame ? Avez besoin d'aide ?"

Je me sentais nulle de dire ça, pourquoi n'aurait elle pas besoin d'aide ? Mais y'a des gens qui ne veulent aucune aide... donc j'ai quand même bien fait. Je n'ose la touché pour ne pas risquait de toucher l'une de ses blessures et lui faire de mal. Le peu de gens qui se trouve autour nous regarde comme si c'était très mal d'aider quelqu'un et ils restent sur place. Je sors un gilet que j'avai prévu de mon sac et lui tend.

"- Il faut trouver quelqu'un qui puisse vous aider... Vous ne pouvez pas rester dans cet etat."

elle me regardait avec une éclat de colère et de souffrance. Son expression laisser paraître qu'il ne fallait surtout pas que je l'approche.


Dernière édition par Laeticia le Mer 22 Avr - 21:42:06, édité 1 fois
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Osanna

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MessageSujet: Re: Promenade un jour presque comme les autres.   Mar 21 Avr - 20:38:44

Comment savoir lorsqu'un humain est bon ou méchant ? Qui saurait dire telle ou telle personne va devenir un ange ou un démon ? Je ne me risquerais pas à pareils prognostics. J'aimerais savoir déterminer d'un regard qui je dois vraiment aider et qui je dois laisser tomber... Je voudrais savoir définir qui à un coeur pur rien qu'en croisant les yeux de la personne (evidemment il m'arrive de ressentir quelque chose mais ce n'est jamais précis...alors ca ne compte pas vraiment). D'un autre côté, ne deviendrais-je pas une mauvaise ange si je n'aidais pas quelqu'un sous prétexte que c'est une personne horrible ? Est-il vraiment possible d'être le bien parfait ? J'en doute...c'est une conception trop floue et surtout personnelle. Après tout, j'ai déjà trouvé certains démons plus sympa que certains anges et vice-versa.

Voilà l'arrêt de bus. C'est malheureux comment a été détruit les vitres. Mais est-ce pour autant que les destructeurs sont des "méchants" ? Ils avaient peut être des circonstances atténuantes ? Il se peut qu'il y ait une explication...ou alors c'est juste des futurs crapules qui commencent par des petits délits. Cela fait trop longtemps que je ne suis pas sortie...je remets tout en question.

J'ai mal...je ne saigne plus, mais je ne doute pas qu'un léger choc contre n'importe quoi pourrait rouvrir une plaie quelconque. Mon état ne doit pas être terrible. J'aurais vraiment du recouvrir mes blessures. Je fais pitié. Une ange peut elle vraiment avoir cette allure si pitoyable ? les démons auraient-ils réussi à m'enlever toute dignité ? Impensable et pourtant...

Besoin d'aide ? Alors là c'est vraiment horrible...comment puis-je être arrivée si bas. Faut que je me resaisse, que je guérisse. Ma forme contractée n'aide pas vraiment d'ailleurs. Je ferais peut être mieux de retourner au Paradis...ah non, je ne peux pas, c'est vrai. On ne m'accepte plus.

La jeune fille me tend un gilet. Je suis d'abord réticente...mais d'un autre côté faut mieux que je le prenne pour la sécurité des autrs et couvrir cette honte sur ma peau. Cet échec qui s'inscrit sur chaque cicatrice...


- Je ne demande pas d'aide, je l'apporte. répondis-je en acceptant totu de même son gilet ce qui est, en soi, paradoxale.

Est-elle une humaine qui deviendra un ange ? Je me renseignerai quand elle mourra. Quelle pensée macabre. Elle ne va aps mourir demain non plus.
Les gens la dévisage, fin nous dévisage un peu. Pourquoi les gens sont-ils toujours aussi méfiants face aux blessés ? Le monde est parfois contradictoire : on nous dit de s'entraider mais on regarde d'un mauvais oeil les gens sencé avoir besoin d'aide (je ne me considère pas comme ce type de personne).


- Ai-je l'air si pitoyable que cela pour que l'on prenne pitié de moi ? demandais-je sans vraiment espérer ne pas mettre mal à l'aise l'inconnue.

Je devrais peut être choisir un but sur cette terre, je ne peux pas errer, c'était une erreur de penser ça.
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Laeticia

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MessageSujet: Re: Promenade un jour presque comme les autres.   Mer 22 Avr - 21:41:00

Elle hésita tout d'abord a prendre le gilet puis s'en empara. Elle me dit qu'elle ne demandais pas d'aide mais qu'elle l'apportais, ce qui m'interpella. Les gens blessés ne disent pas qu'ils apportent de l'aide mais justement il l'a demande. En tout cas c'est ce que j'aurais fait à sa place. Elle devait être traumatisé par celui, celle ou la chose qui lui avait blessé le corps. Elle me demande :

"- Ai-je l'air si pitoyable que cela pour que l'on prenne pitié de moi ?"

Je la regardai assez perplexe puis lui répondis :

"- Juste que vous êtes très mal en point... On ne peut pas laisser, enfin je ne peux pas laisser une femme comme vous là sans rien faire."

Je l'aide à mettre le gilet, sans la toucher toujours, et essaye de prendre son bras pour la faire avancer. Il faudrait que quelqu'un soigne ses blessures. Mais l'hôpital est au nord de la ville dans ce cas il faudrait attendre 30 minutes pour le bon bus. Mais cette femme ne pouvais pas attendre... Il faudrait que je retourne chez moi et demande à mes grands parents d'y aller en voiture. Je n'ai vraiment pas envie de la laisser là. Quelque chose me disait qu'il fallait que je fasse quelque chose pour elle.

"- Madame nous devrions retournais chez moi pour que mes grands parents vous emmène à l'hôpital. Si vous ne voulez pas je n'en ferais rien mais pour vous se serait l'idéal."

Les gens continuaient de nous dévisager. Mais qu'avait-il dans la tête... ? On ne leur avaient jamais appris qu'il fallait aider quelqu'un en cas de nécessité ? Cette femme disait qu'elle était pitoyable mais c'étaient eux ! Le monde n'était plus le même. Le bus arrivait et les gens à l'intérieur avaient le même regard que les autres. Les uns descendaient les autres montaient. Le chauffeur lui regardait droit devant lui et ne s'occupait que de regarder si les gens plaçaient leurs cartes de bus dans l'appareil à côté de lui. Je vis alors quelqu'un qui avait l'air très pressé apparemment entrer dans le bus mais il n'avait pas sa carte. Il regardait donc son porte monnaie et il fit non de la tête. Il redescendit et donna un coup de pied dans l'une des vitre non cassée. Lui d'accord, c'était un accés de colère mais si tout le monde faisait comme lui et sur n'importe quoi... Toutes choses sur terre seraient dans le même état.
Mon regard se reposa sur la jeune femme et j'attendais sa réponse.
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MessageSujet: Re: Promenade un jour presque comme les autres.   Sam 25 Avr - 13:39:46

Elle me regarda, un peu hésitante avant d'avouer :
- Juste que vous êtes très mal en point... On ne peut pas laisser, enfin je ne peux pas laisser une femme comme vous là sans rien faire.

Elle l'a dit. J'ai l'air d'une humaine faible alors que je suis une ange ! Enfin, ange, c'est peut être un bien grand mot, vu que le paradis me rejette...
Je n'ai plus rien d'un ange.

Elle ne me touche pas. Cela me rassura. Il était sans doute facile de deviner dans mon regard cet avertissement. Mais je savais aussi, que malgré cette distance que j'imposais par mes yeux, je cherchais terriblement le contact. Toucher. Ce sens que je n'utilise plus sur les Hommes. Le gilet enfilé, la jeune femme prit mon bras comme pour m'aider à marcher. Apparemment elle considérait mon état critique, demandant d'urgence un hôpital. Je ne pouvais décemment pas lui dire : "Ah au fait je suis un ange donc je vais me guérir tout de seule et je ne mourrai pas, alors c'est bon tu peux me lâcher". Mais d'un autre côté un petit séjour à l'hosto ne me tentait pas vraiment. Surtout que maintenir ma forme rétractée n'est pas très confortable (mes pauvres ailes...).
Je n'ai plus rien d'un ange...

Elle m'appelait madame et je trouvais cela étrange, je n'é"tais pas si vieille et je n'avais pas de bague de mariage. D'un autre côté j'aurais été vexée si j'avais été mariée et qu'on m'aurait appelée mademoiselle. Donc je ne dis rien.
La proposition ne m'intéressait absolument pas. En plus, les hôpitaux humains, les ustensiles, piqûres etc ressemblaient plus à des instruments de torture pour moi ... Rien qu'à y penser je frissonnai. Je ne savais pas du totu comment était cet hôpital mais j'avais l'étrange impression qu'il serait comme les salles de tortures et la prison. Non, je ne voulais pas être alitée et obligée de rester enfermée dans une salle immaculée. L'emprisonnement j'en ai assez. Sentir qu'on m'observe, qu'on m'analyse.
Mes mains vibrèrent violemment. Je dus me concentrer pour calmer ses tremblements.
Je n'ai plus rien d'une ange...


Autour de nous, les gens continuaient de nous regarder ou de monter dans le bus. Le bruit de vitre cassée éveilla à peine mon attention. Il n'avait pas d'argent. Devrais-je lui en donner ? Le trajet vers lui était si long et semblait fastidieux pour mes jambes meurtries et abimées.
Honteusement je renonçai.
Je n'ai plus rien d'une ange...


- Je préfère éviter l'hôpital pour des raisons personnelles. dis-je sans être trop mystérieuse, trop sèche, trop apeurée. D'un ton normal.

Au fond de moi j'espère qu'elle s'invente une explication : style pas de mutuel ou quelque chose du style. Bref de quoi me sortir de ce mauvais pas. Utiliser de tels stratagèmes...
Je n'ai plus rien d'une ange...


- En plus je ne voudrais pas t'ennuyer avec mes légers soucis. Tu as surement plein de choses à faire.

Elle ne voudra pas m'abandonner comme ça...même si je lui demande je ne suis pas sure qu'elle m'écoute... Mais l'hôpital c'est hors de question ! Je veux respirer, être libre, faire n'importe quoi, quitte à souffrir plus longtemps de mes meurtrissures. Car si j'ai des blessures extérieures, à l'intérieur c'est le chaos...


Je n'ai plus rien d'un ange...
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Laeticia

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MessageSujet: Re: Promenade un jour presque comme les autres.   Sam 25 Avr - 14:12:40

Après l'avoir prise, c'est son visage qui m'interpela. Aucune blessure... Peut être que son ou ses agresseurs l'avait trouvé trop beau pour le déchiqueter ? C'est vrai qu'il était très beau, on aurait presque dit un ange ! J'aimerais bien lui ressembler. Sans les blessures qui entaillaient son corps bien sur.
A la prononciation du mot "Hôpital" ses yeux s'écarquillèrent, et ses mains tremblèrent. Elle ne voulait surement pas y aller... J'y voyais presque de la peur dans ses yeux.

"- Je préfère éviter l'hôpital pour des raisons personnelles." Dit-elle d'un ton neutre.

Après ce que l'on venait de lui faire c'était normal que l'on ne veuille plus la touché. C'était peut être ça son regard tout à l'heure ? Pour moi il serait plus judicieux d'y aller mais je respecte son choix. Ou ça se trouve, elle n'a tout simplement pas les moyens pour y aller. Mais je ne veux pas la laisser comme ça... Je vais devoir mentir à mes grand-parents, dire que c'est une amie dont je ne leur ai pas encore parlé. Ce seras assez facile. Oui je devrait faire ça.

"- D'accord... Je respecte votre choix mais, en aucun cas je vous laisse ici toute seule, sous le regard de tout le monde. Alors je vais quand même vous emmenez chez moi, si cela ne vous dér... Nan même si cela vous dérange d'ailleurs ! Je n'ai pas envie que quelques délinquants en profite car vous êtes mal en point. Je ne pourras pas le tolérer. Je dirais à mes grand-parents que vous êtes une amie de longue date. Vous allez devoir jouer le jeu. Je prendrai son de vous jusqu'à ce que vous vous sentez mieux et que vous puissiez rentrer chez vous tranquillement."
*Sourit*

Je ne connais pas cette personne, mais je sens qu'au fond de moi s'il lui arrivais quelque chose cela me prendrais fort à cœur. Que s'il lui arrivait encore autre chose se serait de ma faute. Je suis là, et je peux faire quelque chose pour elle, pour l'aider. J'insisterai pour l'aider, si elle ne veut pas venir chez moi alors je lui proposerai d'aller jusque chez elle et de l'aider la bas. Si on peut faire quelque chose de bien dans ce monde autant le faire... Il manque de "BA".

Il n'y a pas assez de bonne personne sur Terre. Mais il faut créer un équilibre, qui se déverse soit du côté du bien, soit du côté du mal pour créer du piquant. C'est vrai que la vie sans péripétie serait bien triste. C'est comme lorsque les professeurs à la petite école disent aux enfants de se taire parce qu'ils sont trop bruyant. Mais imaginer une école avec des enfants tout silencieux, sans AUCUN bruit... Se serait un cimetierre...
Je trouve que la vie est là pour nous tester par moment. Et ici s'en est surement un et je n'ai pas envie de le laisser passer.

Je réfléchis à ce que je pourrais inventer pour mentir tout à l'heure s'il le faut. Une amie du lycée qui a suivis une autre orientation que moi. Enfin bref... J'inventerai sur le chemin pour y aller, ça ne sers à rien de se tourmenter sur quelque chose qui ne va peut être pas être fait.

(Voila ^^)
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Osanna

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MessageSujet: Re: Promenade un jour presque comme les autres.   Sam 25 Avr - 19:01:19

Par je ne sais quel miracle, elle fut d'accord pour ne pas m'emmener à l'hôpital. Visiblement mon état avait joué en ma faveur...Cependant, elle n'était pas prète a abandonné la partie si facilement. Visiblement elle voulait vraiment m'aider. Elle craignait pour ma vie. Une inconnue aux allures assez étranges et donc suspectent, moi elle se souciat de moi. Cela faisait si longtemps qu'on ne s'était plus interessé à mon cas. Tellement de temps que personne n'avait voulu m'aider...je ne saurais le reprocher à personne, car en sous-sol qui aurait pu me sauver ?
En plus de vouloir me mettre en sureté, pour ce faire, elle était prête à mentir à sa famille. Imaginons que j'étais une démone jouant la comédie, cette fille et sa maison aurait été détruite. Est-ce de la naiveté ? ou une gentillesse aveugle ? Malheureusement je ne vais pas pouvoir l'avertir maintenant, ce serait soupçonneux...

Rentrer chez moi ? L'endroit, pour l'instant, qui s'aparente le plus à une maison, c'est la tienne. Car parmi tous les lieux où je pourrais aller, il n'y a que la tient qui m'accueille et m'accepte... Je n'ai que là où aller. C'est étrange comme dans une parole, je peux ressentir ça.

Faire semblant d'être son amie ? Je pense que je saurais y arriver... mentir c'est pas très compliqué...mais pas vraiment acceptable pour une ange. Au point au j'en suis. Un petit mensonge pourrait-il vraiment me faire encore plus de tord ? J'en doute.


- Si j'ai bien compris je suis obligée d'accepter...
je fis un petit sourire, très léger, mes zygomatiques semblaient ne plus avoir effectuer ce mouvement depuis longtemps. En résumé je disais : d'accord.
De toute façon je n'avais pas vraiment d'autres solutions sous la main. Comme elle l'avait préciser, si on m'agressait, je serais obligée de me défendre et donc prendre ma forme normale ou alors de subir. Autant saisir cette main tendue vers moi, même si c'est insultant et inacceptable.
Visiblement on se dirige vers chez elle. Elle m'aide un peu, de quoi éviter que je ne m'étale à terre.

- Si je dios être une amie, mieux vaudrait qu'on connaisse nos noms, non ?

Dois-je mentir ? Si un ange passait par là et qu'il apprenait mon nom, s'il n'est qu'un peu informé il saura toute mon histoire, pareil pour un démon. Mais je ne me sens pas la force de garder ce mensonge. Il faudrait que je suis attentive et ce serait trop risqué...

- Donc moi C'est Osanna.

Je tentai un deuxième petit sourire.

(^^ )
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Laeticia

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MessageSujet: Re: Promenade un jour presque comme les autres.   Sam 25 Avr - 21:24:56

Elle accepta avec un sourire. C'était la première fois qu'il y avait un sourire sur son visage. J'étais rassuré. Cependant je me demandais ce qui me faisait dire qu'il fallait absolument que je la sauve, comme si c'était important, enfin bref. Je me sentais d'un seul coup un peu idiote d'inviter quelqu'un comme ça chez moi. Mais je trouvais que son regard en disait long sur elle. Ce n'etait pas une mauvaise personne.

"- Si je dois être une amie, mieux vaudrait qu'on connaisse nos noms, non ?"


L'idée m'étais complètement sortie de la tête... En plus c'est capitale comme information, surtout pour mentir à deux il faut toujours se mettre au clair.

"- Osanna ? C'est un joli prénom. *Sourit elle aussi* Moi je m'appelle Laeticia. Enchantée de vous connaitre, même si c'est dans les circonstances actuelles... Arrivées à la maison il faudra se tutoyer. D'ailleurs il va falloir que j'y fasse bien attention car je n'aime pas tutoyer les personnes que je ne connais pas."

C'est vrai que j'ai du mal à dire "Tu" à un inconnu. C'est une marque de respect que l'on m'as toujours apprise, mais il y a des moments où il faut enfreindre la politesse.

Nous continuions à marcher assez lentement pour qu'Osanna puisse suivre le rythme. Je réfléchissais à toutes les question qu'ils pourraient me poser. Car les personnes âgées en général posent beaucoup de questions...

"- Bon, Je vais leur dire que nous sommes amies depuis la première année de lycée. Mais que l'on était pas toujours collée ensemble au cas ou la remarque : "Mais tu n'en as jamais parler !" tomberait. Pour vos blessures, les bras sont recouvert et les jambes... On inventera une bêtise... Comme la rencontre d'un chien plutôt méchant du voisin etc... ça marcheras ou pas, à voir. Ensuite nous irons dans le bureau pour faire croire que l'on travaille. Si vous voulez à ce moment là vous pourrez parler de ce qui vous ai arrivé. C'est très dure à vivre des moments comme cela... Pour la rencontre on diras que l'on s'est vu en route, car il n'y a que vingt minutes que je suis sortie."

J'aidais Osanna à monter les escaliers du palier et arrivais devant la porte. Je la lâchai quelques instants pour pouvoir l'ouvrir. J'essayai de ne pas faire trop de bruit pour ne pas alerter mes grand-parents. Je mis mes livres sur la commode en essayant de ne pas faire tomber le parapluie poser sur son côté. Je fis assoir la jeune femme sur la chaise à gauche, à côté d'une plante verte.

"- Bienvenue chez moi." Dis je enfin tout doucement avec un sourire. " Maintenant il faut s'aventurer dans le mensonge...
Mamie, papy ! Je suis rentrée plus tôt, j'ai rencontrer une amie sur la route !"


Ils arrivèrent tous les deux du salon et posèrent quelques questions, il n'y en avait pas des quantités comme je le prévoyais. Osanna restait silencieuse et je dis qu'elle était très timide.Ensuite nous allâmes en haut.


Dernière édition par Laeticia le Dim 26 Avr - 13:21:08, édité 1 fois
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Osanna

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MessageSujet: Re: Promenade un jour presque comme les autres.   Dim 26 Avr - 13:15:11

Un joli prénom ? Peut être. Il signifie "qui sauve" ou "qui est sauvé", selon les sources. Je suppose que pour aujourd'hui, ce prénom signifie plus "qui est sauvé" que "qui sauve". On ne peut pas dire que je sois très salvatrice.

Le rythme lent était parfait, ni trop insultant pour moi, ni trop rapide pour mes jambes. Je ne parle guère, j'ai tellement gardé le silence qu'ouvrir la bouche souvent me semble étrange. Durant ces deux années, ils ont essayé de me faire dire des informations secrète du Paradis et j'ai tenu bon, cela fut douloureux, aussi physiquement que psychologiquement, mais je n'ai rien lâché. Je suis restée fidèle à ma patrie. Ce n'était pas simple, je me mordais la langue parfois pour être sure de ne pas craquer, cela ne faisait que m'infliger des blessures supplémentaires. Je me concentrais pour être sure de ne rien prononcer. Je me murais dans un silence qui n'était brisé que par des cris de supplices et des refus. Alors parler normalement après deux années où seul des plaintes douloureuses sortaient de ma gorge, cela semble anormale, étrange.

Ce n'est pas très gentil de ne rien dire. Mais je me vois mal commencer à parler du bon temps ou d'établir des plans pour le mensonge. Je la laisse faire. Elle pourra dire ce qu'elle veut, m'inventer une histoire : moi je n'ai pas la force ni l'envie. Je me laisse faire, dorloter en quelques sortes.

Nous montèrent les escaliers puis arrivé sur le palier, elle ouvrit la porte. Je ne me sentais pas comme une intruse. Bien entendu je n'étais pas 100% à mon aise, mais je n'avais plus assez de conscience pour éprouver une angoisse ou un gêne suite à mon "incruste" chez elle.

Les grands parents arrivèrent posèrent quelques questions auxquelles je laissai Laeticia répondre. Elle se débrouilla très bien...malheureusemnet je ne retins aucune des informations qu'elle dit à mon sujet. Mais ce n'était pas si grave si je me contredisait par la suite, si ?

Nous allèrent dans une pièce à côté pour soi disant travailler. Les paroles de Laeticia me revinrent en mémoire...je devais lui parler de ce qui m'était arrivé.
Là je suis obligée de mentir. Mais quel mensonge formuler ? Qu'est ce qui pourrait justifier un tel état ? Surtout que si on y regarde de plus prêt, on peut remarquer que certaines cicatrices date de plus d'un an.


- Je suppose qu'il faut que je t'explique ce qui m'est arrivé ? demandais-je. CE ne serait pas correct si je me taisais alors que tu m'accueilles chez toi.

Je ne fais que reculer l'échéance, pourtant il va bien falloir que je mente. Je me lance enfin, mon mensonge passera, à mon avis, il semble véridique. Je n'ai jamais su si j'étais une bonne menteuse ou pas, mais je n'ai pas des réactions ou tocs particuliers lorsque je mens. Mon intonation peut légèrement différé, mais on pourrait mettre ça sur le fait que c'est en parler qui modifie un peu ma voix.

- J'ai été battue...puis je me suis échappée. Je n'ai plus de logement. Je suis seule maintenant...

C'est enfin dit, espérons qu'elle n'approfondisse pas.
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MessageSujet: Re: Promenade un jour presque comme les autres.   Dim 26 Avr - 13:51:41

Osanna restait très silencieuse. Pendant tout le temps où nous avons monté les escaliers aucune parole ne s'échangea. Arrivées dans le bureau je lui proposai de s'assoir sur le fauteuil tandis que moi je posais mon sac à côté du bureau et rangeais quelques affaires qui trainaient. Après avoir fait cela je m'assis dans le fauteuil à roulette et attendais qu'elle veuille dire quelque chose. J'étais curieuse de savoir, mais je ne manquais pas de patience pour autant. Je ne voulais pas non plus la presser.

"- Je suppose qu'il faut que je t'explique ce qui m'est arrivé ? Ce ne serait pas correct si je me taisais alors que tu m'accueilles chez toi."

Moui... Enfin c'était comme elle voulait. C'est dure de parler de quelque chose qui nous a choqué. Mais c'est mieux d'en parler...

"- J'ai été battue...puis je me suis échappée. Je n'ai plus de logement. Je suis seule maintenant..."

Elle l'avait dit assez lentement, pourtant il me semble en les entendant de nouveau dans ma tête qu'ils avaient une consonance bizarre. C'était un court résumé, elle ne me disait pas tout. D'un autre côté lorsque quelqu'un vous prend comme ça en vous emmenant chez vous pour quoi que ce soit vous allez pas raconter toute votre vie. Mais tout ce que je voulais c'est qu'elle se sente mieux en repartant.
Je n'aimerais pas être dans le même cas qu'elle. Serait- ce sa famille qui l'aurait battue comme ça ? Comment de tels monstres peuvent ils exister... mais... Toute sa famille ? Ou alors elle les avait presque tous perdu ? Elle était vraiment mystérieuse. Je la regardais de haut en bas, sa robe était en mauvais état et laissait voir ses multiples blessures. Devrais je lui proposais des vêtements ? Je ne sais pas... En plus la fenêtre est ouverte elle a peut être froid.

"- Est ce que vous voulez vous changer ? La salle de bain est au bout du couloir. Mes vêtements sont dans la garde robe de ma chambre qui est en face. Vous vous sentirez peut être mieux. En tout cas, je ne sais pas encore vraiment ce qu'il vous est arrivé, je ne suis pas psychologue mais rien que d'en parler sa libère l'esprit."

Au fil du temps je me demande pourquoi je n'ai pas fait comme les autres gens qu'il y avait autour. Avoir laisser cette personne déambuler comme ça. J'étais peut être trop gentille ? Ou alors j'aimais bien aider les gens dans le besoin ? Peut être que cette jeune femme était une voleuse qui faisait ça avec tout le monde ? Mais j'avais vraiment du mal à le croire. Un côté de moi me disait que jamais cette personne avait fait de mal et l'autre me disait qu'il fallait que je sois quand même sur mes gardes. De toute manière je ne vois pas trop ce qu'elle aurait pu faire dans cet état. Il me suffisait de savoir réagir quand il le fallait. Ma mère me disait souvent qu'il ne fallait qu'écouter les choses autours de nous. Mais contrairement à elle, moi, je n'entendais rien.
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MessageSujet: Re: Promenade un jour presque comme les autres.   Jeu 30 Avr - 20:27:46

Logiquement, lorsqu'on parle on se sent mieux. On se libère, se décharge de ses souffrances non avouées, cachées, honteuse. Mais pour moi ce n'était pas le cas. Non, le poids de ce mensonge semblait s'ajouter au reste. Même s'il n'y avait aucun rapport entre tous ses faits, l'accumulation pesait lourd sur mes épaules. Je courpais sous toute cette honte qui ne cessait de croitre.
Elle me proposa des vêtements. J'acquiesçais mais ne sourit pas, comme il aurait été d'usage. Je lachai tout de même un merci, pour la forme, ce n'était pas spontané, mais y avait il encore en moi quelque chose de spontané ? J'avais l'impression que je n'avais plus cette capacité à être en communauté. Et ça, ca ne datait pas de mon incarcération. Déjà avant, cette distance que j'obligeais, me faisait oublier ses mouvements, paroles, et autres comportements à adopter avec les autres. Je suppose que le temps, la solitude, la douleur, n'a pas arrangé les choses.

Aller lui prendre des vêtements ? Et si je tombais sur LE vêtement à ne pas emprunter ? Elle serait vexée et on me foutrait à luche (= mettre à la porte (c'est du patois^^")). Je serais dehors, désemparée, seule à nouveau. Mais à quoi je pense moi ! Elle ne risque pas d'être vexée ou dérangée par mon choix sur ses vêtements. Elle ne me l'aurait pas proposer. Et puis ca ne sert à rien de penser à ca. C'est totalement stupide. Comment des vêtement peuvent-ils provoqués une telle crainte en moi ? C'est idiot. Ca fait trop longtemps que je n'ai pas agi comme ça. Je n'emprunte pas, je partage. Ces mots semblent sans sens à présent. Les prononcer reviendrait à admettre ouvertement ma défaite. Tout ce pourquoi j'ai été créée, toutes ses phrases de conduites, elles résonnent dans ma tête, ironiquement, méchamment. Me rappellant combien je suis inutile et incapable en ce moment.

Je me levai assez lentement, pour ménager mes blessures. J'attrapai la poignée de porte, l'abaissai, puis me retournai vers Laeticia.

- J'en ai pour quelques minutes, merci. dis-je à nouveau d'une voix plus audible que la première fois, peut être que j'allais parvenir à redevenir normal, je devrais juste forcer un peu, au début.

Je me dirigeai vers l'armoire pris un jeans basique et un pull à longue manche dans les tons mauves (s'accordant avec ma chevelure et mes yeux ... xD) Le plus rapidement possible j'ateignis la salle de bain et je me lavai. L'eau coulait très lentement, je n'avais pas mis fort, la pression aurait risqué de rouvrir des blessures.

Soudain je ressentis comme un relâchement... intérieur. Sans que je puisse réagir, ou réprimer la sortie de mes ailes, elles apparurent. Je ne retins pas un cri. Espérant de tout coeur qu'il ne fut pas entendu, chose peu probable. J'étais derrière des rideaux opaques et mes ailes se placaient comme elles pouvaient, frôlant les murs. Mes belles plumes soyeuses n'étaient plus. Certaines étaient arrachées, d'autres déchirée, et l'état extérieur ne payait pas de mine. CEla semblait pratiquement pire que sur ma peau, mais c'était sans doute parce que des ailes immaculées blessées semblent directement plus abimée qu'autre chose, vu leur beauté habituelle.


[si possible ne pas remarquer qu'elle est une ange ^^"

désolé du retard : j'ai pas vraiment été sur l'ordi cette semaine ^^"]
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MessageSujet: Re: Promenade un jour presque comme les autres.   Jeu 30 Avr - 23:37:56

Elle accepta ma proposition. Elle sortit et alla dans ma chambre, moi pendant ce temps là je restais sur la chaise à tournoyer. Après un moment j'eus le tournis et arrêtai. Que pouvais-je faire en attendant ? Je ne savais pas combien de temps elle allait mettre mais autant s'occuper. Je ne pouvais pas commencer à lire, alors je me levais et rangeais mon sac. Après l'avoir fait, je l'accrochai derrière la porte du bureau et alla dans ma chambre. Elle était déjà dans la salle de bain. Je me mis dos au lit et me laissai tomber dessus toute droite, ce qui fis rebondir le matelas mes bras placé de chaque côté de ma tête. Je repensais à mon rêve... Peut être que je l'aidais parce que je n'aiderai peut être plus jamais ? Je revoyais dans ma tête chaque détails pour ne pas en oublier un seul. C'était surement là, tous ce que je devrais savoir sur ma mort, ou sur autre chose car je n'étais pas certaine à 100% si c'était vraiment sur mon cas. J'aurai aimé avoir des visions et non des rêves prémonitoires, même si ceux la me conviennent déjà parfaitement. C'est mieux que de ne rien avoir. Mais d'un autre côté savoir le futur n'est pas vraiment joyeux. On sait tout à l'avance, c'est comme si l'on vous raconte la fin du film alors qu'il ne vient que de débuter. C'est ce que je ressentais en ce moment même.

Je tournai la tête pour regarder l'heure : 14H30. J'ai l'impression que ça allait être une longue après midi. J'entendais l'eau coulais depuis la salle de bain, tout doucement. A mon avis elle ne voulait pas se faire mal. Euuuh... Petit problème, je ne lui avais pas dit où étaient les serviettes. Tan pis... Elle trouveras toute seule ou alors je la guiderai au travers de la porte. Je relevais la tête et remarquai qu'elle n'avait pas fermer le tiroir de ma commode. Je n'étais pas maniaque mais j'avais besoin de faire quelque chose. Puis je m'assis devant mon miroir et me coiffa. Mes cheveux étaient décoiffés, avec le vent qu'il avait fait dehors et mon "plongeons" sur le lit. Ensuite je me rassis sur mon lit. Il fallait que je fasse quelque chose avant de péter un câble !!!!! Je ne savais pas ce qu'il me prenais, d'habitude je suis si calme et patiente mais là j'ai l'impression d'être stresser et à bout de nerf.
Je pris tout de même mon livre et lu. C'était un livre fantastique, avec des elfes, des lycans, des vampires etc. Tout ce que j'aimais lire. J'étais plongé à l'intérieur quand tout d'un coup, j'entendis comme des ailes qui se déployaient, ce qui me fit sursauter. Saleté de pigeons... Je me remise dans mon livre attendent patiemment qu' Osanna sorte de la salle de bain. Je n'avais aucune idée de se qu'on allait faire après. Étant donné qu'elle n'avait plus rien je me demandais où est ce qu'elle allait aller. Mais d'un autre côté ceci n'était plus de mon ressort.
J'étais redevenue aussi calme qu'a la normale et m'étendait sur les plaines elfiques et ensoleillé de la belle contrée d'Ynilvénia. J'entendis le rideau s'ouvrir. Je me levai du lit un doit entre dans le livre pour garder la page, avançai jusque dans le couloir et dit d'une voix audible, ni trop forte ni trop faible, que les serviettes étaient dans l'armoire juste en face de la douche. Je rentrai et m'assisse en rouvrant mon livre adoré.
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MessageSujet: Re: Promenade un jour presque comme les autres.   Mar 5 Mai - 19:03:10

Combien de temps me reste-t-il a vivre ? Cette question que chacun se pose, pour moi sonnait étrange. En réalité j'avais tellement eu l'impression que mon lendemain serait fatale, qu'à présent penser à la mort m'était étranger. Pourtant elle était plus que présente aujourd'hui. Les démons ne tarderaient pas à finir le travail qu'ils ont commencé par toutes ses meurtrissures. Ils doivent terminer de lacérer mon corps. Les anges, eux aussi, ont plus d'une raison de me liquider pour que tout ce termine. Malgré toutes ses pensées je n'avais pas l'impression de ma mort imminente, peut être était-ce parce que j'étais déjà morte ? Et que mourir n'était pas si affreux...J'ai l'impression de connaître la mort de pouvoir la toucher, la palper, alors que je ne suis morte qu'une fois. Je devrais profiter un maximum de ce sursis qui me reste. Je devrais vouloir faire plein de choses, mais non, être silencieuse sous cette douche, à penser simplement, à perdre mon temps, me suffit amplement.

Mais mis à part cette envie de rien, il fallait que je réprime ses foutues ailes sanguinolantes. Ai-je seulement encore la force de refermer ce passé affreux ? De cacher ses ailes. J'ai l'impression que je ne saurais pas.

Malgré cela, j'ouvris les rideaux tout en ayant mes ailes déployée, légèrement déformée par la petitesse de la pièce. Laeticia arriva pour indiquer où se trouvait les serviettes je la remercie d'une voix très faible. J'attrappe le premier essuis qui me tombe sous la main et je suis tombée sur le plus blanc. Lavé surement avec dash. Je m'essuie en prenant soin de ne pas me blesser davantage. Mes majestueuses ailes, enfin majestueuses, disons qu'elles l'ont été, toujours ouverte. Après avoir séché tout mon corps je me reconcentre pour les cacher, comme si elles étaient une honte. J'enfilai très délicatement mes habits puis rejoignis la jeune fille.


- encore merci.

A présent, je ne savais dire que ce mot. Comme si c'était plus une sorte de mot appris parcoeur que je devais ressortir le plus de fois. Eh bien voila je commençais à battre les records.

- Je ne voudrais pas te déranger, fis-je en parlant toujours très bas.

Je regardai le livre qu'elle lisait, si je ne voulais vraiment pas la déranger, je me serais tue pour la laisser tranquillement lire !


- Donc surtout si tu veux sortir, car tu partais de chez toi quand on s'est vues, n'hésite pas à y aller. Et si tu préfères ne pas me laisser seule à la maison par une quelconque crainte, j'attendrai dehors.

C'est tellement difficile de se faire aider. De ravaler cette fierté, cette sensation de faiblesse. Une impression de jouet dans la main des autres, comme si ce n'était plus moi qui décidait de si j'allais vivre ou mourir, comme si cela reposait sur les décisions d'une autre personne : je perds mon indépendance, ma solitude, ma force.
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MessageSujet: Re: Promenade un jour presque comme les autres.   Jeu 7 Mai - 21:58:18

Elle me remercie une nouvelle fois et me dis qu'elle ne voulait pas me déranger. Si elle me dérangeait... Je ne l'aurais pas aider comme cela, je ne l'aurais pas inviter chez moi ni ne l'aurais proposé de mettre mes propres vêtement etc. Mais sa réaction était compréhensible. Moi, si j'étais dans sa situation, je ferais pareil. Mais je n'espère VRAIMENT PAS être dans sa situation. Ce qui était étonnant c'était qu'elle ne pleurait pas. Aucune larme. En fait son expression était... Inexpressive justement. Comme si, si on bougeait sa main comme des débiles devant ses yeux, il n'y avait pas de connexion. Mais c'était, comme je le répétai, compréhensible. Ces choses là arrive toujours à des gens qui n'ont pas raison de les subir. C'est la vie, elle est comme ça. Même si elle n'est presque jamais juste. Mais bon, ce sont des choses à passer. Oh et puis qu'est ce que je racontais ! Je parlais comme ma grand mère !

"- Donc surtout si tu veux sortir, car tu partais de chez toi quand on s'est vues, n'hésite pas à y aller. Et si tu préfères ne pas me laisser seule à la maison par une quelconque crainte, j'attendrai dehors."

A ces paroles je sortie complètement de mon livre et la regarda d'un air plus qu'interrogateur. De 1 Si elle était là je ne sortirais pas ! De 2 Si je sortais quand même elle viendrai avec moi ! Comme si elle allait rester dehors toute seule ! Alors qu'elle venait de se faire agresser ! C'était impensable. Elle me tutoyait, moi je la vouvoyais... A partir de là cela me faisait bizarre et plus j'observais son visage plus on voyait qu'elle était jeune. De mon âge surement.

"- Tu sais... C'est toi qui choisis. Tu es l'invitée ! Alors justement si TOI tu veux faire quelque chose, n'hésite pas à me demander. Surtout que là, je n'ai aucune idée de ce que l'on va pouvoir faire... Et aucune idée non plus de ce que v... tu va faire après..."

J'avais du mal à la tutoyais mais ça allait... Oui la réel question c'était où est ce qu'elle allait aller plus tard. Ce n'est pas que j'étais radine ou quoi que ce soit mais... C'est vrai, je ne pouvais pas l'héberger "chez moi" pendant je ne sais combien de temps. Il fallait qu'elle trouve quelqu'un de sa famille pour l'aider. Je n'étais qu'une inconnue. Cela se trouve, je ne la reverrais jamais. j'espérais réellement qu'elle avait "un plan".
Je rangeai mon livre, en changeant le marque page à la bonne place, sur mon étagère. Je me retournai vers elle en attendant sa réponse tout en souriant pour cachai mon petit désespoir.
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MessageSujet: Re: Promenade un jour presque comme les autres.   Mar 12 Mai - 17:33:41

La confiance qu'elle avait en moi était un peu dangereuse. Elle ne craignait pas que je lui dérobe quoique ce soit. Peut être était-ce parce que j'étais une ange ? Et qu'une aura de confiance se répendait chez ceux qui m'entourent. Ceux-ci m'accordaient ensuite, une confiance aveugle.
Que savais-je, au juste, sur le pouvoir que j'avais sur les humains ? Je ne m'y étais jamais intéressée. Les humains s'étaient le passé et pourtant...pourtant je vivais chez une humaine, encore plus pitoyable que la majorité des humains.

Ce que je compte faire ? Rien.
Je ne peux pas dire ca.
Je dois rpésenter un plan.
Faut trouver quelque chose.
Cerveau mets-toi en marche.
Vite, une solution.
Tu peux trouver mieux, non ?

- Je vais devenir plus forte, et accomplir ce pourquoi j'existe. Je vais me relever sans qu'on puisse m'abattre à nouveau. Je vais combattre les démons qui me hantent, et prouver au monde que je suis encore là, digne de confiance. Je vais montrer au ciel, à la terre, aux sous-sols, que mon âme ne finira pas dévorer par le monde. Je veux qu'on soit conscient de mon existance et de ma puissance. J'aimerais aider les autres. Je voudrais réussir quelque chose.

Ce n'est pas une réponse imbécile ! et tes allusions ne devraient pas apparaitre dans ta réponse !

- Je partirai sans doute demain, juste le temps de me poser deux minutes. Je sais que tu ne me chasses pas, je cherche juste à grandir, et ce n'est pas en me faisant dorloter que j'arriverai à quoique ce soit.

Allait-elle simplement saisir un élément dans ce que je disais ? J'étais si confuse et mes propos parleraient plus à un ange qu'à une simple humaine. Il parait que lorsqu'un ange entre dans la vie d'un humain, la vie de l'humain est chamboulée à vie. Pourtant, je n'ai pas l'impression que je vais chambouler quoique ce soit.

- Sinon, je n'ai vraiment aucune idée de ce que je veux faire. J'arrive déjà à marcher un peu mieux. SI tu veux te balader ou aller dans un endroit particulier. COmme le cinéma, la bibliothèque, mes magasins. Je veux bien t'accompagner.

Ma proposition, très maladroite relevait le manque d'habitude et une légère peur des autres.

[je suis dans une mauvaise passe rp moi ^^"}
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MessageSujet: Re: Promenade un jour presque comme les autres.   Sam 16 Mai - 21:15:42

Je l'as vis réfléchir quelques instants, ses yeux allant de droite à gauche à une vitesse étonnante. Puis elle plongea son regard dans le miens et dit d'une voix sûre :

"- Je vais devenir plus forte, et accomplir ce pourquoi j'existe. Je vais me relever sans qu'on puisse m'abattre à nouveau. Je vais combattre les démons qui me hantent, et prouver au monde que je suis encore là, digne de confiance. Je vais montrer au ciel, à la terre, aux sous-sols, que mon âme ne finira pas dévorer par le monde. Je veux qu'on soit conscient de mon existence et de ma puissance. J'aimerais aider les autres. Je voudrais réussir quelque chose."


Mon petit sourire s'agrandit, j'étais heureuse qu'elle dise ça. Qu'elle est soudain une certaine confiance en elle. Elle s'était arrêtait puis repris comme si ce qu'elle avait dit était n'importe quoi :

"- Je partirai sans doute demain, juste le temps de me poser deux minutes. Je sais que tu ne me chasses pas, je cherche juste à grandir, et ce n'est pas en me faisant dorloter que j'arriverai à quoique ce soit."

Non elle ne s'était pas trompé du tout. Dans ces moments là il fallait être optimiste, pas trop non plus, mais il fallait se battre.

"- Oui tu as raison. Il faut se battre. Il faut avoir de la force autant physique que moral pour ces choses là. Il ne faut surtout pas se laisser abattre. Mais ce n'est pas parce que l'on a besoin d'aide que l'on est pour autant faible. C'est juste qu'il faut avoir des piliers pour s'y reposer de temps en temps."

J'avais dit ça en appuyant mes mots par des gestes poing fermé. En même temps je réfléchissais à comment j'allais persuader mes grand-parents pour qu'Osanna puisse dormir ici ce soir. De toute façon toutes les excuses seraient bonnes. Une dispute entre parents et des tensions dans la famille ou quelque chose de ce genre là et sa passera. En tout cas, j'étais vraiment contente qu'elle parle enfin de cette manière. Avec une démarche si assurée depuis la première fois que je l'ai rencontré.

"- Sinon, je n'ai vraiment aucune idée de ce que je veux faire. J'arrive déjà à marcher un peu mieux. Si tu veux te balader ou aller dans un endroit particulier. COmme le cinéma, la bibliothèque, les magasins. Je veux bien t'accompagner.
"- Comme je t'ai déjà dit tu es mon invitée ! Alors choisis ce que l'on feras. Moi j'aurai toujours le temps de faire ce que je veux après. Et tu n'as pas a refuser de choisir ! Il faut que tu continue à penser avec une démarche assuré, car demain tu seras de nouveau toute seule, enfin après tout je ne sais pas où tu pars, et cela ne me regarde pas. Simplement il faut te réhabituer !"


Elle aura beau choisir n'importe quel endroit de la ville cela me plairas. Je la connais presque par cœur et je ne m'y suis jamais ennuyée. Avant de partir c'est là que je raconterais n'importe quoi à mes grand parents pour que se soit réglé. Tout compte fait l'aprem n'allait peut pas être si longue.
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