Angels vs Demons


 
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 Cri sur les quais

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Derek

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MessageSujet: Re: Cri sur les quais   Mar 18 Aoû - 13:55:52

Je tentai de me ressaisir, en vain. J'avais l'impression de subir une humiliation, face à un ange. Le pire, c'était que je m'étais humilié tout seul. J'évitai le regard d'Osanna. J'avais honte de moi, honte de dévoiler mes faiblesses de telle manière au grand jour.
Ne me regarde pas. S'il te plaît. Je ne veux pas que tu perçoives le véritable être qui est en moi, la détresse dans laquelle je suis. Je suis vraiment l'image type du gothique tourmenté, maintenant que j'y pense. Je suis dingue, voilà maintenant que je pense à des trucs aussi débiles. Heureusement que je ne me maquille pas d'ailleurs, autrement j'aurais une tête à faire peur. Je m'imaginai, les yeux entouré d'un noir qui avait coulé....

La noirceur du monde et de l'âme m'avait toujours attiré, depuis mon plus jeune âge. J'étais d'ailleurs bien content d'être né avec des cheveux noirs, et non des blonds. J'étais plutôt du style beau brun ténébreux, et non petit blondinet frêle.
Merde, merde merde! Pourquoi est-ce que je pense à des conneries pareilles? Au moins, je ne me lamente pas, c'est déjà ça. Mon regard descendit vers m paume ensanglantée. J'aimais l'écarlate du sang, il me semblait si agressif, et à la fois si doux... La douceur me semblait tellement rare désormais. J'ai l'impression de vivre avec les pires sentiments et sensations de ce monde. Je ne m'en rends compte que maintenant.

Mes pensées se redirigèrent vers Osanna. Et elle... souffrait-elle comme moi de sa condition? Je m'étais toujours dit qu'il valait mieux être un ange qu'un démon, mais à présent j'en doutais. Les anges possédaient aussi leur part de noirceur, tout comme j'espérais que les démons avaient une part de lumière entre eux. En ce moment précis, je pensais qu'il aurait mieux valu que je meure tout simplement, sans devenir ni ange ni démon, ni mort. Bref, crever, tout simplement, comme le commun des mortels.
Les humains me paraissaient tout à coup tellement insouciants, par rapport à nous, les ailés. Ils profitaient de la vie, sachant que chaque jour pouvait être les derniers. Ils gardaient une certaine estime dans la vie. Nous, nous semblions immortel, chaque jour semblait banal, et la vie n'avait plus ce goût d'éphémère. Etant déjà mort, crever ne nous faisais plus peur. Pour ma part, plus rien ne me retenait dans ce monde, aucun point d'attache, rien. Je restais envie par fierté et par orgueil, pour le plaisir de voir les adversaires tombés sous mes coups, pour sentir cette satisfaction de devenir quelqu'un en ce milieu de perversité. Mais justement, je n'avais guère de mérite. Se faire connaître en enfer est bien plus facile qu'en n'importe quel autre endroit. Il suffit d'avoir de bons muscles et le tour était joué.

Je fus enfin rassuré. Le Derek pervers, méchant et aux pensées un peu débiles était revenu. Mais pour combien de temps? Je le savais, je n'allais pas tardé à rechuter dans cette sorte de transe. Peut-être pas aujourd'hui, mais en tout cas dans un avenir proche. Quand cela me prenais, j'étais tout à coup quelqu'un d'autre, et ce quelqu'un d'autre pourrait très bien avoir 'air d'un ange. A propos d'ange, j'étais toujours assis à côté d'Osanna, et je levai enfin la tête, et fixai mon regard gris pénétrant dans le sien. Avait-elle pitié de moi? Eprouvait-elle de la compassion? Si oui, mon orgueil ne l'aurait pas accepté. Curieusement, elle sourit. Et curieusement, je réfléchis à ses paroles. Je n'étais visiblement pas encore tout à fait remis.

"Vivre en solitaire n'est pas plus mal... au moins ça évite de décevoir".

A ma plus grande horreur, je me rendis compte que j'étais tout à fait d'accord avec les paroles d'Osanna. Les paroles d'un ange! Combien de personnes avais-je déjà trompées, déçues? Vivre en solitaire me semblait à ce moment un bon style de vie, mais il fallait certainement avoir un bon mental pour s'y risquer. Tu ne peux compter que sur toi-même, mais il y a tellemtn d'avantages en dehors tout ça! J'aurais très bien pu mener cette vie. J'avais l'habitude d'agir seul, mais je n'irais pas jusqu'à dire que je suis solitaire.

"C'est pas bien de se taillader les paumes, au fait. Après ca laisse des cicatrices. Et c'est pas toujours joli joli. Ca peut donner un style, ca je dis pas. Mais à outrance, on aura pitié de toi, et ça c'est vraiment pitoyable. Surtout pour un individu tel que toi. Tu supporterais encore plus mal que moi les regards navrés."

Heureusement que j'étais sorti de l'état dans lequel j'étais précédemment! Autrement, j'aurais bien encore été capable de lui lancer un regard de chien battu, ou d'un enfant qui vient d'être grondé. Une seconde pensée vint à moi. Et si elle avait vu la souffrance dans mes yeux quelques minutes plus tôt? Et si elle s'était rendue compte de mon état? J'avais osé exposé mes faiblesses à un ange! Ma fierté en avait soudainement pris un coup. Il ne me restait plus que l'espoir qu'elle ne se soit rendu compte de rien. Mais les chances était quasi nulles. Je fermai ma paume, pour que j'arrête de contempler bêtement le sang qui coulais de ma blessure.
Comment devais-je agir? faire semblant d'être le démon tel qu'elle m'avait connu un quart d'heure plutôt, ou être tel que j'étais en ce moment précis?

-Tu te trompes. Je me suis juste involontairement blessé avec ce couteau.

"Et puis même, les cicatrices témoignent du passé au combat et de la puissance d'un individu. " Je faillis le dire, mais me retint. Elle pourrait très bien prendre cela comme un compliment, et ce n'était pas dans ce sens là que je voulais qu'elle interprète ma mes paroles.

-Ce qui ne tue pas rend plus fort, c'est bien connu. Ces cicatrices sont juste la preuve d'un passé ou d'un combat douloureux auquel on a eu le cran de subir, et surtout auquel on a survécu.

Et merde. Cela aussi, elle pouvait le prendre pour un compliment. Décontenancé, je cherchai quelque chose à dire pour ne pas lui laisser le temps d'y réfléchir. Jouant avec mon talent d'acteur, je lui lançai un regard espiègle.

-N'oublie pas que tu as désormais une dette envers moi!

C'était tout ce que j'avais réussi à dire. C'était pitoyable.



[dsl c'est pas super ^^"
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Osanna

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MessageSujet: Re: Cri sur les quais   Jeu 20 Aoû - 17:21:21

[c'est court mais j'avais pas d'idée ^^" j'ai déjà bien déliré avec les images qu'Osanna se lance...
mais si il est bien ton rp ^^]

C'est mal de dévisager les gens (surtout lorsque c'est un démon qui peut vous tuer en moins de temps qu'il ne faut pour le dire) mais je ne peux pas m'en empécher. C'est comme lorsqu'on voit une scène d'horreur dans un film, vous désirez vous détachez de cette fichue télé qui vous fout la frousse, mais d'un autre côté ca vous ferait chier de pas voir ce qui se passe, alors vous regardez. Eh bien c'est pareil. J'ai pas forcément envie de regarder dans les moindres détails ce démon qui risque de vouloir me tuer, mais ca me ferait râler de pas le voir et de rater quelque chose. Je prends des risques. J'ai l'habitude de faire des conneries et de pas avoir de chances, alors à quoi bon résister ?
Un changement, très léger, s'opéra. J'étais très concentrée sur lui et j'avais pu remarquer qu'il n'était plus comme avant. Je ne savais pas trop ce qui avait changé (surtout que niveaux comportement humain (dans ce cas-ci démon) j'étais nulle. Ma connaissance en vie social frolait les zéros, c'est dire !). Il ne semblait pas vraiment dangereux pour ma vie, mais dangereux quand même (bravo Osanna, t'arrives à avoir une pensée très contradictoire. Félicitation (vision dans ma tête : une foule d'individu qui applaudisse ma bêtise)).
Je quittai mes pensées idiotes et mon imagination débordante pour remarque qu'il serrait la paume à ma remarque. Le sang coulait encore, passant par des petits trous dans sa paume serrée [trop français cette phrase xD]. La couleur était magnifique. Rouge. CE n'était pas ma couleur favorite, je préférais le violet (et le blanc pour la forme) mais j'avoue assez apprécier le rouge. Pour une raison pas très angélique, je crains. J'aime me battre et voir le sang couler est le signe de la victoire. Et puis c'est comme de l'eau, les gouttes qui tombent, ça à quelque chose de calmant, reposant. (eivdemment en plein combat, je commence pas à m'assoir à la méthode du boudhisme tout en fermant les yeux et en espérant m'élever hein !) Et puis le rouge ça a de l'énergie.
(comment j'en suis venue à parler du rouge ?)
Heureusement, Il interrompit mes pensées idiotes (mais pourtant existencielle.........) en expliquant sa petite mésaventure. Je retins un air dubitatif et presque moqueur pour des raisons de survies. Se blesser involontairement ? Une telle blessure doit être difficile à faire involontairement. Pourquoi il ment ? Enfin je vais pas commencer à le questionner ou encore à afficher la fameuse mine mi-moqueuse mi-dubitative. Je dois me retenir. C'est à ce moment là que je me suis souvenue qu'il savait lire dans les pensées. Je retins un juron, pas besoin d'attirer l'attention sur mes pensées
.

- Pas vraiment d'accord. Par exemple dans ce cas précis t'as affrontés quoi précisément ? Un couteau fou ou un vent qui réussi à faire voler le couteau jusqu'à te blesser ?

Je me rendis compte de ce que je venais de dire un peu trop tard (ma témérité et donc stupidité est de retour, faisons la fête (vision : des gens dansent sur un rythme endiablé)).
J'embrayé directement avec mon autre idée, pour éviter de me faire tuer.

- Autre exemple, j'ai beau avoir pas mal de cicatrice, c'est pas pour autant que j'ai du me battre beaucoup pour les avoir. Même si certaines sont le résultats de combat j'ai bien peur qu'une majorité ne provienne que de la torture...

J'avais dit (toutes ses bêtises suicidaires) juste après une autre phrase totalement hors contexte. Comprenant (car même si je suis nulle en relation avec autrui, j'ai quelques bases élémentaires) qu'il voulait changer de sujet je continuai sur ce nouveau débat.

- C'est le genre de truc que je ne peux pas oublier tu sais. Mais je suis joueuse, tu as de la chance. Et puis je suis un ange qui respecte ses "promesses".

J'hésitais à me relever. J'avais peur de ne pas y parvenir. Pour l'instant je ne ressentais aucune forte douleur, mais je craignais qu'elles m'attendent (non pas au tournant mais en me levant (vision : foule qui applaudit version 2 (car cette blague était vraiment pourrie...))). Je choisis donc de rester assise pour l'instnat, et puis pour discuter avec un démon y a pas mieux, c'est plus décontractée moins rigide.

- Tu traines beaucoup sur terre ? (voir mes chances de le rencontrer à nouveau et donc d'éviter ou pas la dette).

Moi j'y passe ma vie à présent (vu que mes supérieurs à la CIA veulent sans doute me tuer) evidemment je passe de temps en temps en catimini dans le ciel pour pouvoir déployer mes ailes et reprendre un peu car rester tout le temps sur terre ca fatigue mais bon on s'en fout non ?
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Derek

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MessageSujet: Re: Cri sur les quais   Ven 21 Aoû - 21:02:21

Je sondai rapidement ses pensées. Heureusement pour moi, elle n'avait pas pris mes paroles pour un quelconque compliment. Je pensais que j'en allais être soulagé, mais, étrangement, cela ne m'effleura que très peu, voire pas du tout. Je me retirai de ses pensées à partir du moment où elle commença à s'imaginer toutes sortes de vision telles qu'une foule qui applaudit. Par contre, elle remarqua bien que mon excuse pour ma mutilation était bidon. C'est vrai que j'aurais pu trouver une excuse plus convaincante! En bon démon, je n'avais aucun mal à dissimuler des éléments, à mentir. Je faisais honte à mon espèce! Déjà que je m'étais montré déprimé et affaibli... Allez mon vieux arrête de déprimer! Life is beautiful! C'est vrai... Il y a tellement de mal sur cette terre que c'est l'idéal pour nous, les démons, qui nous délectons de ces visions ... C'était carrément jouissif!

D'aileurs, je dois avouer que le fait de m'avoir mutilé m'avais bien aidé. Concentré sur ma blessure, j'en avais oublié la douleur qui m'oppressait le torse. Malgré tout, j'était conscient qu'ilé tait inutile de recommencer. Ca ne marcherait que la première fois. La seconde fois, si il y en a une un jour, je garderai quand même à l'esprit le but d'une éventuelle blessure. "Pour faire disparaître la douleur." Si je gardait ce but en tête, il est évident que j'aurais toujours conscience de cette souffrance. Il fallait que je trouve autre chose pour la dissiper lorsqu'elle surviendra. Car je savais que ce ne serait pas la première et la dernière fois que cela arrivera. J'étais vraiment lâche. En fin de compte, j'étais en train de chercher des échappatoires, et je fuyais la vérité. Que devais-je faire? Endurer bien gentiment cette souffrance ou me torturer les méninges pour la faire disparaître momentanément, pour obtenir quelques jours supplémentaires de répit? Je le savais, j'allais m'engouffrer dans un tourbillon sans fin de lâcheté, jusqu'à toucher le fond. C'était pitoyable. J'étais tout à coup en colère contre moi-même, moi qui me paraissais si faible, et même si fébrile.

J'espérais naïvement que ça allait finir par passer, que c'était un de ces brefs moment où on a l'impression d'être au plus bas dans la vie. Enfin, si on peut appeler "vie" mon existence de démon. Et l'autre là, Osanna, qu'est-ce qu'elle pensait de tout ça, de mon état? Visiblement pas grand chose. Elle me prenait encore pour le méchant de démon qui pouvait l'étrangler au moindre faux pas. C'était plutôt cool d'ailleurs. Je profitai de cet accès de méchanceté habituel pour abandonner toutes mes méditations sur la mutilation, sur le vie et tous ce qui a avec. Un bon coup de poing ne m'aurai pas fait de mal et une bataille pourrait me remettre d'aplomb. Enfin je crois.

Je n'accordai aucune attention à sa mention de la torture qu'elle avait subie. Je ne m'autorisais plus aucune compassion. J'y étais obligé pour pouvoir vivre en démon honorable. Heureusement, elle n'avait pas oublié ma "récompense". Encore heureux. De toute façon, je ne me serais pas gêné pour la lui rappeler.

Je levai brusquement la tête à sa dernière question. Pourquoi la posait-elle subitement? Ou était le rapport? Je consentis néanmoins à lui répondre.

-Bien sûr. C'est l'endroit idéal pour un démon. Tu as déjà remarqué que les hommes sont si facile à manipuler... L'argent détient tellement de pouvoir! Et si ce n'est pas suffisent, il suffit de s'attaquer à leurs proches... Soit de les tenter avec de la tune, ou bien se servir d'eux pour faire chanter la personne convoitée... Même l'amour peut ainsi devenir une faiblesse quand on sait utiliser les bonnes personnes...

J'étais redevenu cruel en bon démon,histoire de lui faire oublier ma séance de déprime et d'auto-apitoiement-mutilation.


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Osanna

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MessageSujet: Re: Cri sur les quais   Dim 30 Aoû - 11:11:08

La réponse de Derek ne m'intéressa pas au niveau de la réponse elle-même, mais au complément qu'il ajouta. Complément inutile et bien cruel pour une pauvre âme mutilée comme la mienne. Ses paroles me transpercèrent comme des épées, il ne s'en rendait sans doute pas compte... Mais ce qu'il venait de dire, était la chose qui faisait naître en moins mes colères les plus noires. Et même s'il avait été témoin de ma précédente, visiblement, il n'avait pas fait le rapport. Ou alors avait-il quitté son état de déprime ? Redevenait-il méprisable, impitoyable et cruel ? J'acceptais parfaitement le fait que c'était un démon et porutant, je me sentais un peu trahie par ses propos. J'avais l'envie de m'effondrer en larme et de devenir amorphe et dans un même désir je voulais déchirer sa peau, son visage, je voulais que la mer devienne plus violente, ej voulais entendre le grondement des orages, je voulais détruire, mais cette colère qui s'abattait avec force en moi, n'apparut presque pas sur mon visage. J'avais juste fermer les yeux pour contenir mes larmes et je serrais les dents pour contenir ma colère. En moi tout était devenu violence et autour de moi le décor et les vagues semblaient trop calme, irréelles. Et j'avais toujours l'impression de subir le martyr par les paroles de Derek. La scène du jour où j'étais morte me frappa de plein fouet. J'assistai à nouveau à cette scène. Durant mon séjour en enfer je l'avais revue des centaines de fois, toujours plus violente, déformée parfois, et j'avais subit sans broncher sans montrer le moindre signe des douleurs que cela m'infligeait. Mais aujourd'hui, je n'avais plus la force de visionner ce film. Je visais mon père avec le fusil, la rage me faisant trembler mais mes yeux étaient déterminés, surs et prêt à voir la mort. Sa mort. Mais ce fut la mienne. Je ne ressentais plus la douleur physique de ce coup porté par un couteau, mais la douleur psychologique resta là, toujours, encore. Je vis le visage de ma mère qui hésitait entre soulagement et tristesse, je vis celui de mon père qui n'exprimait que le soulagement. Et je me rendis compte, une nouvelle fois, que du début à la fin, j'avais été trahie. L'image de mon corps trempant dans une flaque de sang s'estompa peu à peu et finit par disparaitre, laissant place à la réalité. J'ouvris les yeux, un peu déboussolée. Où suis-je ? Pourquoi suis-je ici ?

L'amour peut devenir une faiblesse. Ma faiblesse sans doute. Je ne suis pas une ange conventionnelle. Je suis encore humaine au fond de moi, je n'ai jamais fait le deuil de cette période de ma vie. Pourrais-je vivre un jour en ayant accepté ce passé humain ? Techniquement je ne vis plus...Je suis déjà morte. C'est tellement compliqué...

La colère quitta mon être peu à peu, je revenais totalement à la réalité. On aurait pu croire que ce souvenir n'avait plus d'impact. Mais il en avait toujours un. Une tâche sur mon coeur, un fissure plutôt. Je ne ferai plus jamias confiance à personne. On m'avait trop trahie pour pouvoir de nouveau être en présence d'ami véritable. Je comprenais enfin pourquoi je n'avais jamais partagé ma vie avec personne, pourquoi mes paroles n'étaient que des mots que le vent volait. Oui, jamais au grand jamais, je n'avais eu des liens avec qui que ce soit. Et ce n'était pas que mon pouvoir, cette mon passé, moi. Je n'ai jamais choisi réellement la vie de solitaire, je m'y suis réfugiée par crainte. J'ai trop de fierté pour penser que je suis une victime, pas assez pour m'affirmer que je le fais par choix. Alors je reste dans la solitude sans chercher les raisons, j'invente des raisons pour les autres, je prends de faux prétextes et finalement je me retrouve seule, comme toujours.
C'est difficile de rester debout quand la vérité vous vient après tant d'année. Heureusement que t'es assise alors ! (plaisantais-je en moi-même sans pour autant esquisser le moindre sourire).


- On se reverra rapidement alors... fis-je avec un clin d'oeil complice qui manquait de chaleur, de vie, de joie.

Je me rendis compte que mes paroles signifiaient que je comptais partir. Peut être voulais-je méditer sur ce que je venais de découvrir ? Et puis à quoi rester à papoter si c'est pour rester distante toute ma vie ? A quoi bon ? Dites le moi, je vous en prie !
A présent, si je ne me levais pas, ce n'était à cause de mes blessures mais à cause que je n'avais plus de force pour quoique ce soit. Mon moral avait atteint zéro et pour une fois il ne quittait pas ce stade. Je regardai Derek et me rappelai de son geste quelques minutes plus tôt...

Rapide comme un serpent je me saisis de son couteau, je le frolai à peine et il ne dut sans doute pas ressentir le moindre affaiblissement notoire. Et avec la lame je me coupai à la main.
Quelques secondes après, un sourire de béatitude accompagna ce geste. Je laissai tomber le couteau.
J'espérais que la vérité que j'avais découvert disparaitrais, que je l'oublierais et que je me bercerais d'illusions comme avant ! J'espérais tellement... mais comme les gouttes de sang qui tombait sur ma robe mauve, il restait une tâche, une trace de ces pensées. Et mon sourire si heureux me quitta. La douleur ne me ferait pas oublier...


[j"hésite à la faire devenir droguée xD]
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Derek

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MessageSujet: Re: Cri sur les quais   Lun 31 Aoû - 12:13:59

Je compris qu'elle allait partir, que notre entrevue allait prendre fin aussi étrangement qu'elle avait commencé. J'en eus d'ailleurs un petit pincement au coeur, celle que ressent un démon quand vient la fin de son divertissement, et qu'il doit retourner à une vie monotone, comme un spectacle qui prend fin. Pourtant, même si je faisais tout pour croire le contraire, je n'étais pas insensible à sa douleur. Pire, je la comprenais, j'avais l'impression de ressentir quelque fois la solitude qu'elle décrivait. Mes pensées me saisirent d'horreur. J'avais le sentiment qu'au fond de nos deux êtres, nous étions pareils tout en étant deux opposés. Nous étions constitués de façon similaire, le même sang coulait dans nos veines. Les anges et les démons pouvaient ressentir les mêmes sentiments. Si elle elle souffre de la douleur que l'on lui a infligée, moi je souffre d'infliger cette douleur au plus profond de mon être.

Mes yeux s'écarquillèrent lorsque qu'elle se saisit de mon couteau et se trancha la paume comme je l'avais fait quelques linutes plus tôt.

-Alors toi aussi... murmurais-je si bas qu'elle ne pouvait l'entendre à moins d'avoir une ouïe très affûtée.

Et toi... cherches-tu comme moi à oublier ta souffrance, ton passé? L'as-tu comme moi enfermée derrière une armure d'assurance et d'orgueil? Moi, j'ai peur qu'elle soit révélée au grand jour, que mon coeur soit mis à nu, ma faiblesse exposée aux yeux de tous. Nous étions tous les deux condamnés à la solitude, à cause de nos souffrances respectives. Moi, par crainte qu'elle soit percée, toi, parce que tu n'osais plus te dévoiler dans la peur d'être trompée et trahie. Cela constituait nos faiblesses et qui sait si ce n'est pas cela qui nous perdra?

J'avais peu à peu oublié que la plupart des anges avaient tout comme moi un passé humain, que comme moi, leur esprit était composé de forces, de faiblesses, et de craintes. Je n'avais vu en eux que des rivaux qu'il fallait éliminer s'ils se mettaient en travers de mon chemin. J'étais stupide comme la plupart des démons.

Bon, c'est décidé, je vais arrêter de me lamenter! Fini les violons qui miaulent en plein milieu de mes pensées! je me relevai d'un bond agile et vif pour me remettre sur mes pieds. Je considérai une dernière fois la paume d'Osanna. Qu'est-ce que je pourrais bien lui dire? "Ca fait du bien hein?" ou n'importe quelle phrase similaire? Je repris mon couteau, et essuyai la lame sur mon manteau de cuir. Une pensée me vint en tête. Heureusement pour elle que je n'avais pas une quelconque maladie! Mon sang était sur cette lame, et cette même lame a pénétré ma peau. Elle avait donc un peu de mon ADN sur elle. D'ailleurs, j'espérais qu'elle n'était plus à la CIa, qui sait ce qu'elle aurait pu en faire... Je soupirai intérieurement. Qu'est-ce que je pouvais être con parfois.

-Dans ce cas... à la prochaine alors.

Je lui souris d'une manière espiègle et sarcastique.

-Et sois sage jusqu'à notre prochaine rencontre!, lui lançais-je avec humour et espièglerie.

Cette phrase m'avait échappé, et j'ignorais pourquoi, et surtout, je ne savais pas le sens de cette phrase. Je m'éloignais du quai, de cet ange si étrange, mes pas cadencés par le bruit régulier de mes chaînes métalliques.
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Osanna

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MessageSujet: Re: Cri sur les quais   Mar 1 Sep - 22:00:53

Le vent n'était toujours pas calme et les paroles de Derek me parvinrent comme le murmure de la brise. Peut être avais-je imaginé ces paroles ? Peut être pas. Mais même si elles étaient le fruit de mon imagination, cela me réconfortait en quelque sorte. Etait-ce un cadeau du vent pour une pauvre âme perdue que je suis ? Pour une personne qui se noit dans sa solitude. Pour une ange qui brûle dans l'ignorance de tous. Pour moi, qui ne suis qu'une plume déchiquetée. Pour moi qui ait tant perdu. Pour moi à qui on a pris l'inocence. Oui, ce vent semblait être là uniquement pour moi, pour me dire ces paroles si douces dans mes oreilles.
Dans d'autres circonstances, j'aurais ri de ma bêtise...comme si le vent pouvait sussurer quoique ce soit ? C'était de la folie. Mais j'étais folle, alors voilà, c'était un peu normal maintenant que j'y pense. Je n'émis aucun rire face à cette fameuse idée impossible. Je respectai cet espoir porté par le vent.
En fait, en y réfléchissant bien, ces mots là n'avaient pas grand chose de réconfortants, mais aux yeux de cet personne perdue que j'étais, c'était des pierres précieuses.

Sans m'en rendre compte je pleurais. Des larmes que je libérais après tant d'années. Ses fameuses preuvent de ma tristesse, celles qui se cachaient tant que je ne savais pas, n'acceptais pas la vérité. Je ne le voyais pratiquement plus. Il n'était qu'une tâche sombre dans mon champs de vision constamment gris. Et cette noirceur qui était devant moi, semblait pourtant ma seule source de lumière aujourd'hui. Le seul individu avec qui j'ai partagé tout. Celui qui sait, malgré moi, mon passé, ma souffrance. Je suis vulnérable. Il sait trop de choses, et une voix en moi, celle qui m'a constamment protégée, me crie : tue-le ! Cette fameuse voix, qui a chaque fois que le danger se présentait intervenait pour m'empécher de découvrir cette horrible condanation. Cette voix, aujourd'hui je la faisais taire. Cette partie de moi qui me berçais d'illusions et qui éliminait les risques potentiels, je lui disais stop.

A la prochaine...oui, a la prochaine... je désire autant que j'appréhende cette seconde entrevue. Etrangement, la personne qui semble le plus proche de moi est un démon, et c'est également la personne qui aura le plus de facilité à me trahir. C'est con hein ? Mais on ne décide pas qui a le pouvoir de lire dans les pensées. J'aurais pu espérer un gentil ange blond mais non, je suis tombée sur un ténébreux (trop sexy) démon noir. C'est la vie. (même si, honnêtement, je ne regrette absolument pas le coup du destin, j'ai toujours eu un faible pour ce style de type !). Mes larmes venaient de s'arrêter aussi brusquement qu'elle avait commencé. Il n'avait sans doute pas remarqué, avec la pluie et tout ça. C'était sa promesse à une prochaine rencontre qui, je crois, m'a donné le peu d'espérance dont j'avais besoin.


- Je te jure de ne toucher personne d'autre que toi, mon amour ! rétorquais-je alors qu'il partait déjà.(non, elle n'est pas amoureuse de lui, c'est jsute pour déconner xD)
Cette petite phrase jetée au vent, me fit un bien fou et je parviens à me lever sans difficultés. Oui, il n'y avait que lui que je toucherais, peut être jusqu'à la mort, qui sait ? On verra. Je regardais ma plaie et commençai à avoir des remords : j'ai déjà suffisamment de cicatrices, pas besoin d'en rajouter une de plus ! Je suis incorrigible. Je dois aimer ces lignes blanches plus que ce que je ne l'avoue.
Sans être heureuse, je quittai mon état de déprime total. Du moins, durant quelques heures, le temps de me taper dans un hotel miteux et je m'agroupissais contre le lit pour crier, pleurer, vider cette douleur qui ressurgissait à nouveau...



[ne répond pas, si tu veux faire un commntaire par rapport à mon rp, tu le feras dans le prochain au casino ^^]
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