Angels vs Demons


 
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 Une douce soirée de tempête...

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Laeticia

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MessageSujet: Une douce soirée de tempête...   Dim 26 Juil - 22:55:53

Ce soir là, j'avais envie de m'évader, de changer d'air. Cela faisait quelques jours que j'avais rencontré Osanna. Et les événements qui s'étaient passés m'avaient quelques peu perturbés. Le rêve je l'avait fait 5 mois avant que cela ne se produise. Le temps en était compté... Mes rêves prémonitoires se réalisaient de plus en plus vite, ce qui voulait dire que si je faisais le même rêve qu'avec cet homme habillé tout en noir... Il me resterait... 5 mois à vivre ?! Je ne voulais pas y croire... C'était de la folie ! Si ma mère était encore là, elle saurait surement quoi penser, même si elle ne voudrait peut être plus m'approcher par peur de la mort...
Je marchais tout doucement sur le trottoir qui menait au parc. Je venais de prendre un taxi, les bus il n'y avait plus à cette heure du soir. C'est vrai qu'il n'était que 21H mais qui était assez fou pour se promener loin à cette heure ci ? Moi ! Bien sur... Mais de toute façon, il avait fait chaud toute la journée, cette nuit serait douce et se promenait tard, un vrai bonheur. J'avais un simple jean, des baskets et un gilet noir. J'avais aussi mise le chapeau de ma mère. Il était lui aussi noir et était tellement fin que l'on voyait au travers. Ce qui ne changeait en fait pas grand chose, vu que mes cheveux était de la même couleur. Sur le côté il y avait une fleur faites dans la même matière que le chapeau, c'était ça qui le rendait si beau. C'était un grand lys, avec pour pollen des plumes noirs elles aussi. Je ne voulais pas vraiment penser à un destin qui n'allait peut être pas être si fatale que ça. Des personnes disent que l'on peut changer son étoile... Mais, si c'était écris par le destin qui vous alliez changer votre étoile ? Je riais à ses pensées, heureusement personne était là pour l'entendre. Enfin bref, j'étais ici pour penser à autre chose, pour prendre un bain d'air frais.
Je voyait enfin les grilles du parc. Les portes étaient toujours ouvertes d'après ce que j'avais pu entendre.
Même la nuit il était magnifique. La première choses que l'on voyait en entrant était le kiosque. Parfois des jeunes guitaristes venaient y faire de la musique, et je m'assaillais sur le banc d'en face pour les écouter. Cela rajouté une touche de douceur et de magie au paysage. Lorsque que je n'étais pas dans le kiosque, je trainais du côté du saule pleureur, juste devant les fontaines et les bassins d'eau. Le soir comme ça, c'était éclairé par les lumières dans l'eau. Le kiosque lui, n'avait pas sa propre lumière, seuls quelques lampadaires à chaque coin offrait une lumière douce qui n'aveuglait pas. Je montais les marches pour y aller, et m'accoudais sur la barrière en regardant mon arbre préféré. Il y avait des gens apparemment. Je n'allais pas y aller ce soir... tan pis. Au travers des arbres je voyais le clair de lune qui fondé jusqu'au sol, et quand le vent faisait virevolté les feuilles, on pouvait voir une pluie d'éclair brillant...
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Dexter

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MessageSujet: Re: Une douce soirée de tempête...   Lun 27 Juil - 0:10:46

Il faisait déjà noir lorsque Dexter passait les grilles du Parc. Ce soir, il avait choisi de se rendre sur Terre pour trouver un peu de solitude car il s’était avéré que même le fin fond des Enfers, plus exactement les alentours du volcan qui étaient autrefois déserts se trouvaient désormais surpeuplés à son goût. Il n’avait pas mis les pieds sur Terre, lorsque la Lune éclairait la nuit, depuis plus d’un siècle, il fut étonné de découvrir combien les mœurs des humains avaient évoluées. Il avait pour souvenir des rues sombres et mal éclairées où plus une âme n’osait s’aventurer après le coucher du soleil. Mais dans ces mêmes rues aujourd’hui, parfois baignées dans la lumière d’un réverbère, proliféraient plus d’hommes qu’il ne lui avait été donné d’observer dans un même lieu la nuit, un siècle plutôt. A croire que les êtres humains devenaient plus enclins au danger que les Démons eux-mêmes.

Ces mauvaises attractions l’avaient envoyé vers le Parc où la lumière vive de la Lune trahissait la présence d’autrui. Il avait d’abord évité le kiosque, toujours trop fréquenté à son goût, et s’était rabattu sur le Lac. Le miroir de l’eau renvoyé les reflets argentés de la Lune et les rares éclats de quelques étoiles perdues dans les flots. Agile comme toujours, il faisait danser des perles aqueuses au-dessus de la surface de l’eau pour ôter l’ennui de ces lieux. Il n’aimait particulièrement pas la Terre pour, à la fois, son manque et son excès de divertissement. Certes les êtres humains offraient l’amusement qui lui suffisait mais il restait trop souvent observateur de leurs comportements, ne pouvant la plupart du temps interagir avec eux. Cependant, il parvenait à contourner ces interdictions quand bon lui semblait. Et d’ailleurs pourquoi pas ce soir ? L’air frais l’avait sorti de ses rêveries de Démon solitaire et il découvrit quelqu’un non loin de lui. Il relâcha son attention et les petites gouttes rejoignirent l’étendue liquide. Un être humain, ou plutôt une être humaine observait avec intensité la Lune. Le vent faisait danser les feuillages et sur son visage jouaient les rayons lunaires. Tapi dans l’ombre, il doutait qu’elle l’ait aperçut. Heureusement, il avait choisi une tenue correcte pour la nuit qui s’annonçait : un jean et une veste noirs achetés récemment dans une petite boutique de Soho, accompagnés de boots et de gants noirs également. Il se fondait avec le paysage nocturne et aurait facilement pu tuer une victime innocente si telle en avait été son intention.

Il s’avança, en prenant soin de froisser l’herbe sous ses pieds et écarta quelques branches sans ménagement pour avertir de sa présence et ne pas surprendre la demoiselle au dernier moment. Il était d’humeur ascendante ce soir et un peu de compagnie l’égaierait. Il garda une distance suffisante entre la jeune fille et lui pour ne pas paraître suspect à ses yeux et lui laisser largement l’occasion de fuir s’il avait été un agresseur humain. Évidement, à lui, elle ne pourrait échapper mais cela elle l’ignorait. Il entama alors ce qu’il espérait être une future longue discussion.


"La Lune est un merveilleux astre. Ne trouvez-vous pas ?"


Seul satellite de la Terre, elle avait plutôt intérêt à intéresser les humains qui l’occupaient. Mais heureusement pour elle, c’est ce qu’elle faisait depuis des millénaires. Obnubilés par sa présence, certains en étaient même allés jusqu’à la conquérir, l’aguichant de ce merveilleux drapeau, aux rayures rouges et blanches et au cinquante et une étoiles, qui n’avait aucune signification pour Dexter.
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Laeticia

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MessageSujet: Re: Une douce soirée de tempête...   Lun 27 Juil - 23:04:43

J'observais toujours l'astre brillant quand j'entendis devant moi des branches se craquelaient sous des pas. J'eus un mouvement de recul, puis me dit qu'il fallait faire face à tout obstacle. Quoi que cette personne me voulait... Je crois savoir me battre... Un petit peu... Ou pas vraiment... Et puis courir était aussi une bonne solution, il me semble... Et puis pourquoi ce ne serait pas juste un petit animal ? Ou encore une vraie personne mais qui ne me veut aucun mal. Je rabaissais mon chapeau sur mon visage en me disant qu'elle ne l'avait peut être surement pas vu. Comme ça, si je fuyais, et que j'arrivais à le semer, elle ne me retrouverai pas ! Soudain j'entendis une voix :

"- La Lune est un merveilleux astre. Ne trouvez-vous pas ?"

Je plissais les yeux pour voir l'homme qui m'avait adressé la parole. Lorsque mes yeux s'habituèrent aux ténèbres je pus apercevoir l'ombre d'une personne. Je ne pouvais voir mieux qu'une statue noire sous les arbres. Il restait poli, il ne voulait sans doute aucun mal...

"- Magnifique... Et marrante à la fois ! *rire* Avec ses cratères, on dirait qu'elle est toujours étonnée."

C'est vrai, je pensais toujours qu'elle faisait "Ooooohhh !" ce qui m'amusait. Je relevai la tête vers l'astre.

"- Mais le plus souvent c'est sa lumière que j'admire, toujours éblouissante. Pourtant ce n'est pas sa propre lumière, elle n'est qu'un reflet, celui du soleil. Et cela ressemble à une lueur d'espoir. Serait ce une métaphore pour dire qu'en comptant sur les autres on peut produire une plus belle lumière que lorsque l'on est seul ?"

C'était bien philosophique ce que j'avais dit là, à un inconnu qui plus est ! Mais s'il m'avait adressé la parole c'était pour parler. Les étoiles brillaient tout autour de la lune, encore d'autres exemples à ce que je venait d'énoncer. Tout d'un coup cela me faisait penser que j'étais souvent seule. Même quand j'avais un problème je n'en parlais qu'à moi même, et je le cachais à tout le monde. Peut être était-ce l'occasion d'en parler avec cet inconnu. Il ne me connait pas, autant en profiter ! Il ne me posera pas sans arrêt la question "Tu/vous vas/allez bien ?" à chaque fois qu'il me verras puisqu'il y a un grand pourcentage de chance que l'on ne se voit pas de nouveau ! Et en plus il parait qu'avouer des choses à un inconnu est plus facile. Bien sur je n'allais pas lui sortir ça comme ça à tout bout de champs. Autant parler du ciel, je pensais qu'il en était fasciné. Je venais tout juste de repéré la petite ours lorsque je lui demandais :

"- Et vous, qu'en pensez-vous ? Même les étoiles brillent de milles feux. Ce qui est étonnant, c'est que presque tout brule dans l'espace et pourtant d'ici, la nuit à l'air si reposante."
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Dexter

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MessageSujet: Re: Une douce soirée de tempête...   Mar 28 Juil - 21:41:38

La jeune fille se masquait le visage. Espérait-elle ainsi pouvoir échapper à la menace qu’aurait pu être Dexter ? Elle abandonnait rapidement ce geste pour répondre à ses propos, d’une manière peu commune. La Lune traduisait pour elle l’admiration mais également l’euphorie. Certes, avec ses cratères, comme elle la décrivait, l’astre semblait doter d’un visage qui ravissait les enfants, s’imaginant que cette dernière les regardait. Mais la jeune fille qui était de lui était loin d’être une enfant.

La chaleur de sa voix rappela à Dexter combien les êtres humains étaient agréables à vivre. Leurs soucis se changeaient vite en joie comme ils étaient capables de faire d’une cérémonie funèbre une fête. Il regrettait de n’avoir gardé aucuns, ou que de maigres, souvenirs de sa propre existence lorsqu’elle en était encore à ce stade. Avait-il été heureux ou triste ? Avait-il, comme elle, admiré la Lune et lui trouvé un air étonné ? Pourquoi lui avait-on volé pareilles émotions ? Qu’avait-il fait pour mériter pareil châtiment ?

La jeune humaine continua sur une philosophie qui en aurait étonné plus d’un. La Lune réfléchit la lumière du soleil et pour elle, elle imageait la nécessité de chacun d’être entouré pour parvenir à une meilleure existence. Pourquoi pas ? La réalité montre souvent que les meilleures innovations sont le fruit de collaborations, qu’un être seul, à moins d’être Einstein ou Mozart, ne peut pas parvenir à de telles réussites.

Il regarda l’astre à son tour et les étoiles qui l’entouraient. L’astronomie n’était pas son fort, il avait laissé cet art au commun des mortels. Oh, bien sûr, il connaissait quelques noms comme « Cassiopée » ou « La grande ourse » mais il était incapable de fixer des images dessus. Quel pitoyable amateur, il faisait. Les feux de l’espace gravitaient au-dessus de leur tête alors qu’ici, comme elle le faisait remarquer, la nuit était paisible. La pâle lumière des réverbères ne perçait pas totalement les ténèbres qui auraient dû l’inquiéter au lieu de la rassurer.


"Nous brillons aussi à notre manière pour qui nous observerait d’ailleurs."

Dexter se souvenait de cette image qui l’avait tant perturbé quelques décennies plus tôt. Une photo avait été prise par un astronaute, dont il oublia facilement le nom, lors d’un voyage sur la Lune, qu’il imaginait encore impossible, et intitulée « Lever de Terre ». On observait facilement les grandes étendues d’eau bleues au-dessous des nuages cycloniques.

"Mais nous, également, reflétons la lumière de notre étoile mère : le Soleil. Sans lui, nous n’existerions pas, pas plus que la Lune ou nos voisines : Mercure ou Mars aux yeux du Monde."

Dexter rangea de côté les théories sur la fin du Monde. Elles étaient, pour lui encore, infondées même s’il était tout à fait connu que le Soleil était une étoile qui évoluait et mourait un jour lointain. De toute manière, elle ne serait plus là pour le voir, et il espérait que lui non plus.

Il se concentra alors sur cette image qu’elle avait voulue faire de leur existence : le besoin de la présence des autres pour exister. En y réfléchissant bien, on pouvait conclure que l’on n’existait qu’à travers ces autres, par le reflet que l’on portait sur autrui. Mais qu’étaient-il pour pouvoir fonder de telles théories philosophiques ?


"Je pense que cette métaphore nous prouve que nos existences suivent les mêmes lois fondamentales qui régissent l’Univers. N’êtes-vous pas d’accord ?"
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Laeticia

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MessageSujet: Re: Une douce soirée de tempête...   Jeu 30 Juil - 11:24:10

Après avoir, tant bien que mal, exprimé ma façon de pensée il me répondit que nous brillons aussi de notre propre manière envers les autres. En tout cas j'étais bien heureuse qu'il ai compris mon charabia car je ne voulais pas lui expliquer d'une autre manière ma philosophie. De toute façon, je détestais répéter et entendre toujours la même chose...

"- Mais nous, également, reflétons la lumière de notre étoile mère : le Soleil. Sans lui, nous n’existerions pas, pas plus que la Lune ou nos voisines : Mercure ou Mars aux yeux du Monde."

Je vis son ombre baisser la tête, surement un moment de réflexion, comme juste avant ce qu'il venait de dire. Il était vrai que sans le soleil nous ne serions que le néant. Mais n'y avait-il pas une injustice ? Pourquoi il n'y avait que le soleil qui pouvait brillait de cette manière ? Mais lorsque l'on réfléchissait bien, brulait sans cesse ne devait pas être une partie de plaisir... Fallait savoir ce que je voulais moi aussi... Et puis de toute façon dans la vie, il n'y a pas de mal sans le bien et inversement. C'est pour ça que lorsque les gens sont au sommé du bonheur une "malédiction" sabbat sur eux. C'est ce qu'ils appellent la colère de Dieu. Cela me faisait rire. Pour Dieu, être heureux était un péché ? C'est juste que quand on est heureux, la moindre chose négative paraît si grave, que l'on s'enfonce nous même dans un désespoir. Et donc nous ne somme plus heureux. Enfin bref... Là je divaguais sur une autre philosophie : "Le bien n'existe pas sans me mal." et inversement.

"- Je pense que cette métaphore nous prouve que nos existences suivent les mêmes lois fondamentales qui régissent l’Univers. N’êtes-vous pas d’accord ?
- Les lois sont les même pour tout le monde quoi que nous sommes."


Soudain une expression de surprise sortit de ma bouche, un coup de vent passa en trombe dans le kiosque emportant mon chapeau sur la gauche. Et forcément c'était la bas qu'il faisait le plus noir. Je courus après pour essayer de le rattraper avant qu'il ne s'échappe à l'extérieur. Pour éviter que je ne tombe avec lui et pour avoir plus de chance de l'attraper, ma main saisie la barrière, tout mon corps se plaqua dessus, mes pieds se levèrent, et mon bras se tendit dans le vide. Mes doigts arrivèrent jusqu'au chapeau, mais lorsqu'ils se refermèrent cela fit pencher l'objet qui au lieu de continuer tout droit, parcourus une courbe et arriva par terre. Je soufflais un long soupire.

Comme je ne voulais pas me cassais quelque chose le soir aussi loin de chez moi, au lieu de passer par dessus la barrière, je fit quand même le tour en dévalant les escaliers (ce qui revenait presque au même, me direz-vous...) et arrivais, je pense, à l'endroit où il était tombé. Le problème c'est qu'il faisait horriblement noir et pour trouver un chapeau tout aussi noir, il fallait soit voir dans le noir, soit avoir une lampe torche. Bien sur c'est pas le genre de chose que vous emmenez avec vous lorsque vous vous promenez en ville... Je n'avais pas non plus de portable ou de MP3 pour créer ne serait-ce qu'une pâle lumière. Je m'accroupis alors pour le chercher à tâtons. Mes yeux s'étaient un peu habitué à la pénombre, je pouvais définir l'allée en cailloux et l'herbe juste à côté. Je continuais mes recherches lorsque j'entendis des pas venir vers moi. Je relevais la tête d'un coup sec et froissais un nerf dans mon cou. Ma main partie direct à cette partie du corps, ça n'empêchait pas la douleur mais c'était un réflexe humain. Je ne voyais personne, ce devait être à cause des ténèbres qui régnait sur le parc. Je me relevais alors, paniquante, ne sachant que faire. Courir serait une bonne idée mais mes jambes restait clouées au col paralysée. Pourquoi avais-je si peur tout d'un coup ? Peut être était-ce à cause du manque de lumière ? Je n'étais plus une enfant !! Je n'ai quand même pas peur du noir à mon age !?!
J'eus un mouvement de recul, tout en continuant de m'encourager à ne pas avoir peur. Je commençais à trembler et n'importe qui aurait pu le sentir.
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Dexter

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MessageSujet: Re: Une douce soirée de tempête...   Jeu 30 Juil - 13:16:24

La jeune fille répondit aussitôt à mes interrogations. Tout le monde, chaque être vivant, chaque chose, chaque objet inanimé dans ce grand Univers pensa alors Dexter. Il ne pouvait être une chose qui échappe à ces lois, ils reflétaient la lumière du Soleil, leur étoile et lorsque celle-ci mourait, ils mouraient également. Était-ce un funeste destin d’être lié ainsi durant toute son existence à la survie d’une étoile ? Lui-même y était encore. Es-ce que la Force Divine respectaient les mêmes lois. Pour Dexter, son existence était liée tout d’abord à la Terre et ses êtres humains pour lesquelles elle avait créé Anges et Démons pour pimenter leur, mais d’abord sa propre, existence. Il était évident que si tous venaient à disparaître, elle également.

Ses déductions furent interrompues par une brise légère qui venait de se lever. Le vent était cependant suffisamment violent pour décoiffer la jeune fille et lui voler, de ce fait son chapeau. Dexter fit un pas vers elle mais elle était déjà partie en trombe pour le rattraper. Il se ravisa donc d’utiliser ses facultés pour lui venir en aide et préféra s’émerveiller de sa course poursuite contre ce chapeau étourdi. Elle n’était pas très rapide cependant et Dexter se rappelait qu’il ne s’agissait que d’une simple humaine mortelle et dont les capacités physiques ne volaient pas haut. Elle détalla dans les escaliers qui menaient à l’entrée du parc et s’accrocha à la rambarde pour tenter en un magnifique élancement du bras d’attraper l’objet qui se posait à présent délicatement dans l’herbe. Le vide n’était pas immense mais il suffit à l’obliger à contourner la barrière pour se retrouver de l’autre côté. Elle revînt à tâtons sur ses pas puis eut un mouvement d’hésitation. Il fallut un instant à Dexter pour comprendre que la perception qu’il avait, en cet instant, des lieux n’était pas innée chez les êtres humains. Eux ne pouvaient que très rarement observer dans le noir, et visiblement elle, n’en faisait pas partie.

Il se rapprocha alors doucement et descendit à son tour les marches. Oubliant cette fois-ci de prévenir de son approche, il la surprit et elle releva rapidement la tête et parvînt à se faire mal. Dexter sourit faiblement, d’un sourire qu’elle ne pouvait pas voir, alors qu’elle semblait si fragile devant lui. Il aurait pu la briser en deux en un instant, la tuer n’aurait demandé qu’une faible contribution de ses talents. Mais là n’était pas son dessein cette nuit. Il se contenta donc de mettre ses talents en avant pour récupérer le chapeau qui gisait encore sur le sol, à quelques centimètres seulement de l’endroit où venait de s’arrêtait la jeune fille. Il s’agissait d’un grand chapeau noir mais tellement fin que Dexter pouvait observer ses doigts au travers du tissu. Il semblait extrêmement vieux et pourtant, on avait dû prendre soin de lui car son état était irréprochable. Sur un de ces bords se tenait une grande fleur d’une matière similaire, voire semblable à celle du reste du chapeau avec l’ajout de quelques plumes noires. Elle le rendait ainsi élégant et distingué.

La jeune fille se tenait toujours là, une main placée sur sa nuque où elle semblait s’être faite mal. Il s’agissait effectivement de l’endroit le plus sensible de ces êtres auxquels elle appartenait. Une simple pression à cet endroit suffisait parfois à les endormir alors qu’un geste plus recherché pouvait les tuer en une fraction de seconde.


"Je suis désolé de t’avoir fait peur ainsi."

Même si cela l’avait amusé de la voir se démener pour se déplacer dans le noir, il n’avait pas souhaité qu’elle en vienne à se blesser toute seule et voilà qu’à présent, il en était la raison. Il lui tendit son chapeau, espérant qu’elle verrait son geste et commenta son petit manège.


"Tu ne vois pas grand chose dans le noir on dirait. Tu aurais pu te faire bien plus mal."


Il parlait comme un adulte parle à une enfant, il jouait les grands frères un peu trop protecteurs sans néanmoins en venir aux reproches qu’auraient faits toutes ces personnes qu’il aurait pu être.
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Laeticia

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MessageSujet: Re: Une douce soirée de tempête...   Jeu 30 Juil - 21:09:11

Les pas se rapprochaient de moi de plus en plus. Je ne voyais pas grand chose mais le son était de plus en plus grandissant. Soudain une silhouette parvenue à se déteindre de la nuit. Je fis un pas de plus en arrière, faisant craquer une branche ce qui me fit sursauter.

"- Je suis désolé de t’avoir fait peur ainsi."

Tout à coup je ne tremblais plus. Cette voix, c'était la même que tout à l'heure. C'était un être inconnu, je n'avais même pas vu son apparence ! Et pourtant c'est comme si je lui faisais confiance. Quelque chose de rassurant teintait dans sa voix. Mon pied rejoignit l'autre, et j'étais de nouveau calme. L'ombre avança son bras vers moi. Je ne voyais pas ce que cela signifiait, jusqu'à ce que je remarque qu'il me restituait mon chapeau. Je tendis moi aussi le bras et sentit la matière de l'objet, je refermais les doigts et le repris.

"- Tu ne vois pas grand chose dans le noir on dirait. Tu aurais pu te faire bien plus mal.
- Merci..."


Tu ? S'il le voulait. Moi je ne pouvais m'empêcher de le vouvoyer. En plus je ne savais même pas à quoi il ressemblait. Soudain quelques mots de sa phrase se répercutèrent dans ma tête : "Tu ne vois pas grand chose dans le noir on dirait." Cela me semblait bizarre, ou plutôt maladroit. J'en fis la remarque :

"- Je ne vois pas grand chose dans le noir ON DIRAIT ? Riais-je quand même, vous connaissez beaucoup de gens qui voit dans le noir ? C'est... Anormal."

Après avoir dit ça, j'espérais qu'il ne le prenne pas mal. C'était juste pour rire, voir dans le noir... Quoi que ce serait pratique, la preuve avec mon chapeau. Je me souvenus alors qu'il était tombé par terre, et avant de le reposer sur ma tête et de bien l'ajuster, le frottais de ma main droite pour le "nettoyer" d'éventuelle feuilles, herbe ou poussière. Après qu'il ai répondut je lui tournai le dos et commençai à repartir vers les escaliers du kiosque. J'aimerai tellement aller en dessous du saule... Mais c'était impossible, aller déranger les gens déjà dessous serait une perte de temps et surtout un risque de dispute. Je poussais alors un long soupir en me dirigeant vers le banc.

"- Venez, il y a un banc la bas."

Cela m'étais égal d'aller s'assoir ou de rester debout, mais restait dans le noir n'étais pas ma tasse de thé, je préférais donc m'assoir à la lumière. Et comme ça, je pourrais voir le visage de cet inconnu. La curiosité sera un jour ma perte ! Lorsqu'elle m'envahissait, il fallait absolument que je la chasse en allant voir ce qui m'intriguait. Lorsque j'atteignis la lumière, c'est comme si un sourire se dessinait automatiquement sur mon visage. J'avais envie de tournoyer, mais le fait que quelqu'un soit là m'en empêcha. Je ne fis alors qu'un demi tour à vive allure, continuant de marcher en arrière vers le banc les mains derrière le dos et regardant le ciel obscur. La lune était cachait par un nuage. Je repensais à ce que cet homme m'avait dit. Me faire mal ? S'il ne m'avait pas fait peur je n'aurai pas froissait ce nerf dans ma nuque ! Mais bon... Au lieu de rêvasser en regardant des cieux que je ne pouvais atteindre, il valait mieux rester sur mes gardes. Qui sait ce qu'il était vraiment ? Il n'avait toujours pas atteint la lumière, et je me faisais de plus en plus impatiente. D'un autre côté, après avoir vu à quoi il ressemblait, ça n'allait pas changer ma vie !
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MessageSujet: Re: Une douce soirée de tempête...   Ven 31 Juil - 12:47:05

Elle attrapa délicatement son chapeau et remercia Dexter avant de rire aux paroles qu’il venait de prononcer. Certes, elle ne voyait rien dans le noir et elle en était consciente, alors pourquoi jouer les suicidaires ainsi ? Oh, il était vrai qu’ils ne se trouvaient que dans un parc et à moins d’être totalement dépourvue de sens d’orientation, elle était loin d’avoir pu finir dans le lac. Il accepta donc qu’elle se moque ainsi de lui, lui reprochant d’être anormal. Pourtant, Dexter était certain qu’il existait, bien que très rares, des êtres humains dotés de cette faculté. Il essaya de se souvenir d’un être humain célèbre pour cette raison mais ne retrouva pas la mémoire là-dessus. Dépité, il l’observa repousser les quelques brins d’herbe qui s’étaient accrochés au tissu, sans trouver les moyens de défendre ce qu’il était.

"Sûrement"
, parvînt-il seulement à articuler.

Après cela, elle lui tourna le dos et il crut un instant que cela couperait court à leur rencontre. Tans pis, il avait apprécié ces quelques instants passés en sa compagnie. Observer l’existence des pauvres êtres qui peuplaient cette Terre était devenue plus qu’une occupation, c’était, à présent, une passion et une raison de continuer à exister. Certes, il avait parfois l’occupation d’être en mission pour les Enfers ou la Force Divine et s’en ravissait, mais rares tout de même se faisaient ces missions. La dernière missive qu’il avait reçue et lui avait confié l’ordre de pousser au suicide un jeune potentiel, que les Enfers se destinaient, datée déjà de 17 semaines. Il n’était donc pas contre un peu de détournement d’attention durant son temps libre.

Soudain, elle reprit la parole pour lui désignait un bois noirci par la pluie et attaqué par le temps qui faisait office de siège. Un banc comme elle le désigna. Elle se dirigea directement vers lui et Dexter la suivit. Elle trottinait sur ses guimbardes et semblait danser comme un lutin au milieu des bois. Elle se tourna vers lui, avec l’élégance d’un tournesol cherchant la lumière du soleil. Mais ce n’était pas lui qu’elle regardait avec attention, non, ses yeux parcouraient le ciel obscur et ses prunelles brillaient d’émerveillement. Dexter ralentit un peu puis finalement à contre-cœur entre dans le champ de lumière que projetait un réverbère. Il n’avait rien à cacher et son allure générale était irréprochable mais il restait un être des ténèbres. Sans savoir comment, il restait persuadé cependant qu’au premier regard qu’elle porterait sur lui, elle l’apprendrait. Après l’avoir dévisagé, ses yeux se teinteraient alors d’une nouvelle émotion, de peur, et elle s’enfuirait comme une brebis égarée devant le loup qui roderait.

Il était, à présent, totalement ébloui et elle pouvait, malgré la pale clarté de la lumière, le dévisageait. Ses cheveux mauves masquaient néanmoins une partie de son visage et il ne prit pas la peine de dompter ses mèches rebelles. Il avança jusqu’au banc alors qu’elle observait toujours le ciel, espérant peut-être que le vent viendrait à bout de ses fâcheux nuages qui perturbaient l’apparition de la Lune. Il s’installa et s’avoua, que même si elle s’enfuyait, il aurait ce confort.
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MessageSujet: Re: Une douce soirée de tempête...   Ven 31 Juil - 23:17:44

Les pas de la silhouette noir de l'inconnu arrivèrent dans l'allée de cailloux. Ce qui voulait dire que la lumière perçait son visage à jour. Même si j'avais très envie de le voir mon regard resta fixé sur les étoiles. Lorsque je ne pouvais pas voir son visage j'avais hâte de le voir, et maintenant que j'en avais la possibilité, je voulais encore attendre quelques secondes. C'est un sentiment contradictoire, comme si connaitre la vérité était une faute. Comme si certaines choses devaient rester mystérieuse, cachées dans l'ombre. Le fait de vouloir quelque chose de toute son âme, et que lorsque l'on arrivait à le posséder, de ne plus en vouloir était vraiment humain. Mais quand on réfléchissait bien, l'humain a trop de défaut, et cela en faisait parti.

Mon regard finit par se décrocher des étoiles pour tomber sur le visage de l'inconnu. C'est son regard qui retint mon attention en premier lieu. Il était assez sévère et en même temps il possédait une expression comme s'il se préparait à quelque chose. Une drôle d'expression envahit mon visage. Puis je souris, et son regard se changea en tout autre chose. Son visage se dessinait de traits fins et ses cheveux pourpre, de la même couleurs que ses yeux, retombaient sur son visage avec souplesse. Le fait que je fis une drôle d'expression c'est parce que, pendant une fraction de seconde, la couleur de ses cheveux me rappela Osanna. Elle avait quasi la même. Je n'eus pas besoin de me retourner pour regarder où j'en étais dans mon parcours. D'un seul coup je me fis laisser tomber, et m' affalais sur le bois usé du banc. Je n'eus pas mal du tout. Cependant les yeux de cet homme m'interrogèrent, comme s'il me demandait si j'avais eu mal. Je fis non de la tête.
Bien... Comme je m'étais dit tout à l'heure, maintenant que je connaissais son apparence ça n'avait pas changé ma vie. Et en plus de ça je ne savais pas quoi dire. Je ne voulais pas me retrouver seule. C'était pourtant pour cela que je m'étais "exilée" ici. Pour penser à ce que je devais faire du temps qu'il me restait à vivre. Je chassais ses mauvaises pensées de ma tête, en la tournant sèchement vers le côté opposé où était assis l'inconnu, avec un claquement de langue. Qu'il l'ai remarqué ou pas, cela m'était égal. Mais je préférais enchainer :

"- Il y a bien une raison pour laquelle vous êtes ici, n'est ce pas ? Une âme ne se promène pas seule au crépuscule sans une bonne raison. Et j'ai cru le voir dans votre regard."

lorsque je lui avait adressé la parole, je dus lever la tête. Je ne l'avait pas vraiment remarqué mais il était grand. Sa taille était d'au moins un mètre quatre-vingt dix ! Pourtant il n'avait pas la stature d'un athlète. Il était svelte et... Je faillis rire, il était presque habillé à l'identique de moi ! Avec un Jean et un gilet noir.

"- Et tout à l'heure, vous ne vouliez pas vous montrer. Je fais si peur que ça ?"

Je riais encore. Comme je l'ai déjà dit, j'étais censé venir me parler à moi même de choses plutôt triste. Et là, je riais. Sans le vouloir ce jeune homme me remontait le moral.
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Dexter

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MessageSujet: Re: Une douce soirée de tempête...   Sam 1 Aoû - 1:33:26

Elle s’égara encore quelques instants dans la contemplation du ciel et des étoiles. La Lune refusait, ou plutôt, était toujours prisonnière derrière de gros nuages noirs qui ne semblaient pourtant pas annoncer la pluie. Dexter aurait pu les chasser sans ménagement mais les changements brutaux de météo étaient des choses pour lesquelles les êtres humains prenaient plaisir à en chercher la cause et il ne pouvait pas se permettre de créer un mystère ce soir. De plus, il ne savait comment aller se terminer la nuit. Une des principautés d’appartenir à son Monde obscur était de devenir la cible mouvante d’assassin que les Anges auraient engagé. Évidement, cela restait relativement rare mais il ne fallait pas omettre que la jeune fille avec qui il se trouvait puisse se retrouver au sein d’un de ces conflits et qu’il y ait la possibilité que sa vie soit menacée. Dexter était très prévoyant et respectait, dans la mesure où il se contentait de pouvoir œuvrer dans l’ombre, l’anonymat dû à son rang.

La jeune fille posa alors son regard sur lui et il ne put s’empêcher d’être anxieux, chose qu’elle dut facilement remarquer. Il avait remarqué que les êtres humains, si faibles et si inaptes à s’aimer les uns les autres, étaient meilleurs empathiques que les Anges ou les Démons, voire les deux réunis. Était-ce parce qu’ils connaissaient tous ces sentiments pour les avoir éprouvés à un moment de leur vie ? Ou était-ce autre chose de moins inexplicable, de moins inavouable ? S’avèreraient-ils un jour meilleurs qu’eux : êtres célestes ou obscurs ? Lorsqu’il leva les yeux sur elle, elle affichait un regard étonné mais non apeuré. Puis, elle lui sourit et il relâcha cette pression qu’il s’était inutilement mis sur les épaules. Elle le détailla rapidement sans s’arrêter sur un quelconque détail qui aurait pu trahir sa couverture. Finalement, elle s’assit près de lui, signifiant qu’elle ne le considérait pas comme un danger. Dexter s’interrogea sur le brutal mouvement qu’elle venait de faire, la dévisagea inconsciemment sur une douleur qui aurait pu survenir comme quelques instants plutôt. Mais un mouvement évasif de la tête lui répondit qu’il n’en était rien. Lui faisait-elle désormais assez conscience pour qu’ils en viennent à communiquer sans les mots ? Le Démon ressentait un bien être aux côtés de cette être frêle qu’il se sentait dans le besoin de protéger. Une sensation qu’il n’avait jusqu’à lors ressentit pour aucun autre être vivant ou mort. Pourtant les paroles qui s’échappèrent ensuite de sa bouche traduisirent un malaise qu’il n’avait pas semblé exister aux yeux de Dexter.

"Il y a bien une raison pour laquelle vous êtes ici, n'est ce pas ? […]"

Hélas, il n’avait pas de raison suffisante pour palier à cette attaque. Comment avouer qu’il était par ennui ? Qu’il était venu sur Terre pour ne plus supporter la compagnie de Démons un peu trop bruyants ? Il n’avait pas tellement d’excuses valables et il dut garder le silence jusqu’à sa prochaine attaque.


"[…] Je fais si peur que ça ?"

Le comble de l’ironie venait de le frapper. Il était le Démon, l’être diabolique en soit qui aurait dû la convaincre de retourner dans les jupes de sa mère et de rester enfermée jusqu’à la fin de ses jours dans un couvent ou autre lieu religieux. Et elle n’était que la sotte humaine qui se frottait à lui et qui croyait lui faire peur. La bêtise est humaine, crut-il se rappelait selon l’expression non moins connue Errare humanum est. La scène avait quelque chose d’hilarant et il aurait aimé y être spectateur pour en apprécier toutes les subtilités. Mais il retînt un gloussement qui n’aurait point été le bienvenu et qui aurait pu froisser sa compère.

"Je ne suis qu’un simple étranger à cette ville et je n’ai pu me soustraire à remettre à demain sa découverte."

Il aurait aimé se défaire de ses explications hasardeuses et l’idée de renvoyer son chapeau rouler dans les herbes hautes lui traversa vaguement l’esprit. Mais il continua sa démarche pitoyable pour paraître plus humain qu’il ne l’avait jamais et qu’il ne serait jamais plus.

"Si je vous ai froissé en fuyant votre regard, je m’en excuse. Mais l’aversion de certaines personnes pour les étrangers n’attrait pas ma sociabilité. Je ne voulais pas vous être désagréable."

Il s’était remis à la vouvoyer car elle semblait attacher à cette forme de politesse, malgré son envie de briser le gouffre des années qui les séparaient. Si on était ignorant de la longue existence du Démon, on lui accordait généralement l’apparence d’un jeune homme de moins de la vingtaine, soit peu d’années de plus qu’elle. Mais la nuit sombre jouait peut-être en sa défaveur en lui donnant l’apparence d’un pervers de 500 ans, il n’en savait rien.
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Une douce soirée de tempête...
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